ABIDJAN (Reuters) – Des hommes armés ont attaqué samedi des bases militaires à Abidjan, principale ville de Côte d’Ivoire, et à Korhogo, dans le nord du pays, avant d’être repoussés, a-t-on appris auprès d’un officier ivoirien.

Trois sources militaires ont imputé ces attaques à d’anciens combattants rebelles, même si aucun groupe n’a revendiqué ces opérations.

« Une attaque s’est produite dans la nuit à Abobo (dans le nord d’Abidjan), mais il n’y a eu aucun mort », a dit le colonel Zakaria Koné, commandant du camp d’Abobo.

« A Korhogo, trois des assaillants ont été tués », a-t-il ajouté, affirmant que le calme était revenu.

Trois sources de Reuters, présentes dans la ville septentrionale de Bouaké, ont affirmé que les assaillants étaient des éléments démobilisés des anciennes forces rebelles qui contrôlaient le nord du pays durant la guerre civile qui a déchiré le pays de 2002 à 2011.

Au cours de cette période, les insurgés hostiles au pouvoir du président Laurent Gbagbo se sont emparés de près de la moitié du pays.

Six années après la fin de la guerre civile, des incidents sporadiques sont régulièrement signalés dans le pays, premier producteur mondial de cacao.

En janvier, d’anciens partisans de l’actuel président, Alassane Ouattara, se sont rebellés, réclamant le versement de primes promises et se sont à nouveau mutinés en mai faute d’avoir reçu les montants promis par le pouvoir.

(Ange Aboa, Nicolas Delame pour le service français)

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July 15, 2017 at 06:05PM

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