La préfecture de police de Paris avait interdit toute manifestation le 15 juillet autour de l’Olympia en raison de risques de troubles à l’ordre public, liés à la volonté d’opposants au président de République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila d’empêcher un concert d’Héritier Watanabe, un Congolais considéré comme un soutien du pouvoir. Cela n’a pas empêché des heurts d’éclater dans le centre de Paris, entre forces de l’ordre et manifestants anti-gouvernement congolais.

Les membres des forces de l’ordre, nombreux, ont fait usage de gaz lacrymogène aux abords d’Opéra.

Une manifestante pacifique a expliqué au micro de RT qu’elle jugeait indécent l’organisation du concert de Héritier Watanabe, alors que la RDC est selon elle «en deuil».

Des opposants anti-Kabila ont scandé des slogans hostiles à… Vincent Bolloré.

La préfecture de police de Paris (PP) avait affirmé avoir donné toutes instructions à ses services pour permettre au concert du chanteur Héritier Watanabe, qui débute à 20h, de se dérouler. La PP a précisé avoir pris un arrêté le 11 juillet interdisant la tenue de toute manifestation en lien avec ce concert, dans un vaste périmètre autour de l’Olympia entre 16h et minuit le 15 juillet.

La direction de la salle de spectacle parisienne avait demandé l’annulation du concert et «déposé une plainte en urgence» le 13 juillet face aux menaces «proférées dans un contexte politique complexe en RDC», selon les mots de l’une des avocates de l’Olympia, Céline Astolfe.

L’Olympia souhaitait que la Préfecture de police (PP) interdise le concert, «comme elle l’avait fait le 22 juin à la Cigale pour un autre artiste congolais», Fally Ipupa, après des menaces similaires.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête à la suite de cette plainte pour «menaces et appels malveillants», a indiqué une source judiciaire.

Plusieurs artistes congolais comme Hériter Watanabe sont régulièrement visés par les opposants de la diaspora congolaise, notamment en Europe, qui leur reprochent d’avoir chanté pour le président Joseph Kabila lors des campagnes présidentielles de 2006 et de 2011, et de ne pas chanter pour le changement à la tête du pays. 

Détails à suivre…

Via: RT en français — http://ift.tt/2uloxXJ

July 15, 2017 at 07:18PM

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