Le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, va de nouveau en guerre contre les adeptes du wahhabisme, en réagissant à la polémique soulevée par un groupe de salafistes qui avait signé, il y a quelques jours, une déclaration dénonçant l’inhumation d’un imam «dans l’enceinte» d’une mosquée située à Aïn Meran, dans la wilaya de Chlef, selon sa volonté.

Cette affaire, qui remonte à la fin du mois de Ramadhan dernier, a pris une autre tournure lorsque des salafistes autoproclamés «cheikhs» ont condamné, à travers une déclaration rendue publique et rédigée sous forme de fatwa, tous ceux qui avaient assisté à l’enterrement de l’imam, qualifiant leur acte de «pêché capital». Plusieurs semaines plus tard, le ministre a décidé de sortir de son silence, non seulement pour rétablir la vérité sur cette sépulture controversée, qui a donné du grain à moudre à des extrémistes en panne d’inspiration, et dévoiler par-là un grave acte d’hostilité assimilé à de la haute trahison, commis par ce groupe de salafistes.

Dans une déclaration télévisée diffusée vendredi, Mohamed Aïssa, a ainsi assuré que l’imam en question a été enterré sur le trottoir mitoyen à la mosquée, d’après les rapports qu’il dit avoir reçus, et que le wali de Chlef a ouvert une enquête.

Le ministre a, ensuite, révélé que des salafistes avaient envoyé leur communiqué en Arabie Saoudite pour dire que l’Algérie était un «pays d’idolâtres». Il ajoutera que ces pseudo-chouyoukh n’avaient pas dit toute la vérité dans leur parchemin, à savoir que l’imam incriminé, de son vivant, les empêchait, eux et leurs idées salafo-wahhabistes, d’entrer dans la mosquée où il présidait la prière et qu’il leur «donnait des raclées», selon les termes du ministre.

Ce n’est pas la première fois que Mohamed Aïssa se trouve confronté aux ingérences wahhabites dans la gestion du culte islamique en Algérie et aux velléités de manipulation idéologiques de plus en plus agressives, depuis notamment que l’Arabie Saoudite, principal pourvoyeur de la doctrine wahhabite, a relancé sa diplomatie religieuse tentaculaire parallèlement à son redéploiement belliqueux sur la scène régionale.

En janvier 2015, il s’est courageusement opposé à la venue en Algérie d’un prédicateur radical, Muhammad Al-Arifi, pour assister à un colloque prévu à Constantine, en expliquant ouvertement que ce charlatan n’était pas le bienvenu en Algérie pour la simple raison qu’il faisait partie des propagandistes de la subversion et de la fitna, et qu’il soutenait ouvertement le groupe terroriste, le «Front Ennosrah», issu d’Al-Qaïda.

R. Mahmoudi 

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July 15, 2017 at 09:16AM