ZINGST, Allemagne (Reuters) – La décision des Britanniques de quitter l’Union européenne et celle des Français de porter Emmanuel Macron à la présidence ont bouleversé le point de vue de la chancelière allemande Angela Merkel sur l’UE qui mérite selon elle d’être renforcée.

A Zingst, sur les rives de la mer Baltique, la dirigeante s’est engagée à approfondir le projet européen si les électeurs allemands lui accordaient le 24 septembre prochain un quatrième mandat consécutif.

L’appartenance de l’Allemagne au bloc communautaire est selon la chancelière l’une des plus grandes forces de l’Allemagne et les victoires en France et aux Pays Bas de partisans de l’Union a contribué à changer son approche européenne.

« Pour beaucoup, y compris pour moi, quelque chose a changé lorsque nous avons vu les Britanniques vouloir partir, lorsque nous étions préoccupés par l’issue des élections en France et aux Pays Bas », a déclaré Angela Merkel à une foule de partisans.

L’Europe, a-t-elle admis, est loin d’être parfaite et semble parfois trop bureaucratique, « mais nous avons réalisé ces derniers mois que l’Europe est beaucoup plus grande que la bureaucratie et les réglementations économique, que l’Europe et le vivre-ensemble dans l’Union européenne sont intimement liés à la guerre et à la paix, que les décennies de paix après la Seconde Guerre mondiale auraient été complètement inimaginables sans l’Union européenne.

Née en Allemagne de l’Est, Angela Merkel a déploré que beaucoup trop de personnes aient pris pour acquis l’Union et ses avantages, qu’il s’agisse de la liberté d’expression, de la liberté religieuse, de la liberté de circulation.

« Dans beaucoup de parties du monde, cela n’existe pas et c’est pour cela qu’il faut se battre pour cette Europe », a-t-elle dit.

« C’est pour cela que l’une de mes affiches de campagne dit: ‘Si l’Europe est plus forte, alors l’Allemagne sera forte’. »

Angela Merkel s’est également dire ouverte à un renforcement de l’union monétaire par la création d’un ministère de la zone euro chargé de superviser un budget commun destiné aux investissements et à des transferts qui permettraient d’amortir les difficultés momentanément traversées par tel ou tel pays.

(Michael Nienaber, avec Reuters TV, Nicolas Delame pour le service français)

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July 15, 2017 at 05:00PM

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