En septembre 2016, la France s’est dotée d’un plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmises par les tiques. Avec trois volets : la prise en charge des malades, la prévention et la recherche. Un risque et des précautions à connaître à l’heure des balades familiales en forêt.

Article publié le 2 août 2016

La maladie de Lyme, ou borréliose de Lyme, est une maladie due à la bactérie Borrelia burgdorferi, transmise par la morsure de tique du genre Ixodes. Le traitement de cette maladie consiste en une antibiothérapie pour tuer les bactéries. Souvent mal soignée et mal diagnostiquée, la maladie de Lyme fait de plus en plus parler d’elle en France où elle touche 27.000 personnes chaque année, d’après les statistiques officielles. La maladie de Lyme est la première maladie vectorielle en Europe.

Or, si elle n’est pas détectée, la maladie peut conduire à des complications neurologiques graves. Au départ, la borréliose de Lyme se caractérise par un érythème migrant présent dans plus de 50 % des cas : cette tache rouge part du site de la morsure et se déplace en anneau. Plus tard, la maladie peut évoluer avec des manifestations neurologiques, articulaires, cardiaques ou ophtalmiques.

Le 29 juin 2016, la ministre de la santé, Marisol Touraine, avait reçu les associations de malades et annoncé qu’un plan de lutte contre la maladie serait dévoilé en septembre prochain. D’après le ministère des affaires sociales et de la santé, ce plan d’action national visera à renforcer la prévention, le diagnostic, et à améliorer la prise en charge des patients.

Mais les médecins aussi sont en attente de nouvelles mesures. Le 13 juillet 2016, une centaine d’entre eux a lancé un appel publié dans L’Obs demandant le financement de nouveaux tests de détection de la maladie. Les tests biologiques actuellement utilisés en France pour détecter la borréliose de Lyme recherchent des anticorps spécifiques ; mais de nombreux patients ne seraient pas traités correctement à cause de mauvais diagnostics.

Des gestes pour éviter les tiques et la maladie de Lyme

Les tiques sont présentes dans les hautes herbes, en forêt ou dans des prairies. Pour limiter le risque de morsure de tique, il est conseillé de porter des vêtements couvrants, clairs pour mieux voir les tiques, de rester sur les sentiers, de contrôler l’ensemble de son corps après une promenade et de vérifier l’absence de tiques sur ses animaux de compagnie.

Pour retirer une tique, il est vivement recommandé d’utiliser un petit instrument vendu en pharmacie qui permet de retirer l’animal par rotation. Il faut ensuite désinfecter le site, mais surtout pas avant d’avoir enlevé le parasite car il existe un risque de régurgitation de la tique. L’apparition d’un érythème migrant, une longue morsure ou l’apparition d’autres symptômes doivent inciter à consulter un médecin.

Si vous souhaitez avoir une idée du risque d’être mordu par une tique dans votre département, vous pouvez consulter la carte des zones à risque présentée sur le site « TiquesFrance ». Cet outil mis à jour en temps réel se base sur les témoignages des internautes. Les départements où le risque est jugé très haut sont : l’Ain, l’Aveyron, le Bas-Rhin, la Creuse, l’Essonne, les Hautes-Pyrénées, l’Isère, les Landes, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, l’Orne, la Sarthe, la Seine-et-Marne, les Vosges et les Yvelines.

Moustique-tigre : quatre conseils pour se protéger  À l’arrivée de l’été, les piqûres de moustiques font leur apparition. Si elles sont en majorité bénignes, celles du moustique-tigre peuvent transmettre des maladies comme par exemple la dengue ou le chikungunya. L’IRD (Institut de recherche pour le développement) nous explique dans cette courte vidéo comment s’en prémunir simplement. 

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July 15, 2017 at 05:38PM

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