Nous avalons tous les jours l’équivalent de 40 morceaux de sucre, soit six fois plus que les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. C’est trop…

1/ Parce qu’on devient accro

 « Le sucre, au même titre que la cocaïne, peut induire un compor­te­ment addic­tif » selon explique Serge Ahmed, direc­teur de recherche au CNRS (Univer­sité de Bordeaux). Lorsqu’il fond sur la langue, le produit sucré -faux sucre et édulcorants compris- monte au cerveau et active l’hormone du plaisir, la dopa­mine. Du coup, on a envie de renou­ve­ler très vite ce petit plai­sir. Et le sucre appelle le sucre : les « shoots » de sucre perturbent le fonctionnement de la leptine, l’hormone qui régule l’ap­pé­tit. Du coup, on a davantage envie de manger, salé comme sucré.

2/ Parce qu’il se cache partout

Pour vendre leur produit fétiche, si rentable car si addictif, les industriels tentent de tromper le consommateur. Il existe pas moins de 56 appellations différentes pour le sucre ajouté : dextrose de maïs, fructose, saccharose, sirop de glucose, lactose, maltodextrine, dextrine… Pour Bernard Pellegrin, auteur de l’essai « Sucre. Enquête sur l’autre poudre », cité par L’Obs, c’est simple : « Si on enlevait des rayons tous les produits qui contiennent du sucre, il n’en resterait que 20%. »

3/ Parce qu’il est omniprésent

En Europe, un adulte consomme 12,5% de ses calo­ries quoti­diennes sous forme de sucres ajou­tés. Soit près de 15 cuillères à café de sucre en poudre par jour. On en avale sans s’en rendre compte dans des produits issus de l’industrie agro-alimentaire que l’on croit uniquement salés : les plats cuisinés, les sauces, les potages indus­triels, la char­cu­te­rie, les surimis, les boîtes de conserve… Evidemment, il se glisse aussi derrière les alcools, les jus 100% fruits, les crèmes dessert, les pâtes. Et même dans les cigarettes, les shampooings ou le parfum ! Bref, même en voulant l’éviter, il est omniprésent dans notre quotidien.

4/Parce que le sucre à haute dose tue

Plus rentable que le tabac et plus excitant que l’alcool, le sucre est aussi le plus mortel : maladies cardio-vasculaires, diabète de type 2, obésité morbide… Un lien formel a été établi entre la consommation de sucre et augmentation de ces maladies. Or, dans les 50 dernières années, la consommation de sucre mondiale a triplé. L’obésité touche désormais 13% de la population mondiale, soit deux fois plus qu’en 1980. Elle tue désormais plus que la famine dans le monde. En France, une personne sur huit est obèse.

5/ Parce qu’il est facile de diminuer sa consommation

Pour diminuer sa consommation de sucre, on évite les plats prépa­rés, on mange des produits frais et des féculents dans leur version complets, on arrête les sodas et l’alcool à haute dose. Et bien sûr, les gâteaux, bonbons, chocolats, glaces… ne doivent être dégustés que de manière exceptionnelle. C’est seulement comme cela, sans diaboliser le sucre ni lui céder à chaque fois, que les consommateurs auront une chance de limiter les ravages de ce doux poison.

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July 16, 2017 at 09:55AM

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