L’incendie qui a ravagé Saint-Cannat, près d’Aix-en-Provence pourrait avoir été causé par une cigarette. Une négligence qui a mobilisé 700 pompiers.

Un vulgaire mégot mal éteint. Les 750 hectares partis en fumée dans le violent incendie samedi de Saint-Cannat, près d’Aix-en-Provence, pourrait être dû à une négligence humaine. « L’hypothèse du jet de mégot est actuellement privilégiée car le départ de feu se situe en bordure de route », a déclaré le vice-procureur de la République d’Aix. Il a rappelé que « le jet de mégot qui cause, même involontairement, un incendie de végétation, est puni par la loi d’une peine de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ». 

« Nous avons en l’état des investigations menées par la gendarmerie nationale, évacué, a priori, l’hypothèse d’un geste criminel, nous n’avons aucun élément qui permet de le corroborer », a précisé le vice-procureur, ajoutant que « l’hypothèse naturelle, d’un orage de chaleur ou autre, est également exclue ». 

Affirmant avoir entendu, samedi soir alors que l’incendie battait son plein, des tirs de feux d’artifices privés « alors qu’on est à risque maximal et que les municipalités repoussent leurs feux d’artifice », le commandant de groupement de gendarmerie Benoît Ferrand a fustigé ce « manque de précautions » et indiqué que ses unités « relèveraient des infractions de niveau pénal ». 

« Le feu de Saint Cannat est désormais fixé. Les opérations d’extinction et de noyage vont être longues », avaient auparavant écrit les services de secours sur leur compte Twitter dimanche matin.  

L’incendie, qui n’a pas fait de victime et s’étendait dimanche matin sur presque 7 km de long, a parcouru 750 hectares et engendré d’impressionnantes fumées, visibles jusqu’à Marseille. « Les pompiers ont préservé 2.000 ha de forêt, 147 habitations, la ligne TGV et le village d’Eguilles », ont affirmé les pompiers des Bouches-du-Rhône sur Twitter. 

En début d’après-midi, l’opération était toujours en cours : « Il y a de petites reprises, de petits foyers encore, plusieurs centaines d’hommes sont toujours sur place », a-t-on appris auprès des pompiers. 

Dans la journée de samedi et au cours de la nuit, le sinistre a mobilisé jusqu’à plus de 700 pompiers, 200 véhicules, des hélicoptères bombardiers d’eau et des Canadairs –les moyens aériens ont repris leurs rotations dimanche matin après avoir dû s’arrêter à la tombée de la nuit. 

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July 16, 2017 at 07:48PM

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