Marine Le Pen, le 4 mai 2017.

Marine Le Pen, le 4 mai 2017. — Thibault Camus/AP/SIPA

Marine Le Pen remet clairement en cause « l’autorité judiciaire ». La présidente
du Front national a estimé que les juges français étaient « radicalement incompétents », au vu du « principe de séparation des pouvoirs », pour enquêter sur l’affaire des assistants d’eurodéputés FN, dans sa déclaration lue devant les juges le 30 juin.

Convoquée ce jour-là pour être mise en examen, la présidente du Front national n’avait pas répondu aux questions mais avait lu un texte comme la loi le permet.

« Je ne saurais (…) recevoir des instructions quant aux modalités et au contenu de mon travail parlementaire »

A ses yeux, « l’autorité judiciaire » ne pourrait « s’ériger en arbitre du contenu du travail politique d’un député et de son bien-fondé. Sauf à contrevenir au principe de séparation des pouvoirs », a-t-elle déclaré aux magistrats financiers Renaud Van Ruymbeke et Claire Thépaut qui ont repris le dossier en décembre après une enquête du parquet de Paris.

« Je ne saurais, à l’instar de tout député, recevoir des instructions quant aux modalités et au contenu de mon travail parlementaire, fut-ce au travers de règles administratives internes » au Parlement européen, a aussi dit la présidente du FN.

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Marine Le Pen, ex-eurodéputée, a été mise en examen pour « abus de confiance » et « complicité d’abus de confiance ». Elle est soupçonnée notamment d’avoir utilisé entre 2009 et 2016 des fonds européens afin de rémunérer sa cheffe de cabinet au FN Catherine Griset et son garde du corps Thierry Légier.

Via: 20Minutes – Une — http://ift.tt/2vdnCpS

July 17, 2017 at 11:49PM

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