Info de P.Jovanovic. Merci à Confucius

Faites le grossir

Votre banque est en faillite, mais ce n’est pas grave parce qu’elle a profité des vacances pour passer en douce des lois pour VOUS EMPECHER DE DEPENSER VOTRE ARGENT COMME BON VOUS SEMBLE. Ainsi, ce n’est pas un hasard si les clients de la banque Fortuneo ont reçu cet email le 24 juin qui les informe que désormais VOUS DEVREZ FOURNIR UN JUSTIFICATIF POUR TOUTE DEPENSE DE PLUS DE 20.000 EUROS via un chèque de banque.

Cher lecteur, vous serez soumis au bon vouloir de votre (minable) chargé de comptes qui prendra un malin plaisir à vous mettre des bâtons dans les roues si vous vous montrez un peu trop hostile à son égard et à son métier qui lui permet d’avoir votre vie entre ses mains.

Bien sûr ce sont les « nouvelles réglementations pour lutter contre le blanchiment et le terrorisme » oubliant de mentionner que ce sont les banques elles mêmes qui sont les premières à violer ces règles dès qu’une commission confortable est en jeu (voir plus bas dans cette page).

Et si vous faites un virement de plus de 20.000, que ce soit en Europe ou pas, en zone Fr, SEPA ou pas, VOUS DEVREZ JUSTIFIER VOTRE VIREMENT par un mot de vos parents, autrement la banque ne le fera pas, parce que vous êtes un méchant terroriste qui blanchit l’argent du fils Ben Laden et de ses amis.

MAIS LE MEILLEUR EST LA, DANS LES DERNIERES LIGNES, LISEZ BIEN (merci à mon lecteur pour la capture):

Eh oui, le chargé de comptes de cette banque de **** qu’est Fortuneo (LoL) se réserve le droit (sic) (à ce propos: de quel droit justement ?) de DEMANDER DES JUSTIFICATIFS POUR DES SOMMES INFÉRIEURES.

Traduisez: dès 1.500 euros il peut commencer à vous chercher des poux dans la tête.

Et croyez moi, il y a des banquiers qui ne vont pas se gêner pour vous empêcher de sortir VOTRE ARGENT de LEUR BANQUE…

Pour la précision, sachez que ces « réglementations contre le blanchiment » nous proviennent bien évidemment des Etats-Unis, témoin la JP Morgan qui a décidé tout simplement voici quelques jours de ne plus accepter de liquide de ses clients qui viendraient payer la mensualité de leur crédit voiture, maison, etc.

Oui, vous avez bien lu, la JP Morgan a décidé de ne plus accepter le liquide de ses clients ! ET LEUR INTERDIT AUSSI DE METTRE DE L’ARGENT LIQUIDE DANS SES COFFRE-FORTS

Chris Lowe écrit : « Financial Martial Law. Already, as an American, you are not free to spend your money as you see fit. JPMorgan Chase -the country’s biggest bank- has banned cash payments for credit card debt, mortgages, and car loans. It has also banned the storage of “any cash or coins” in safe deposit boxes.« , lire ici son article et surtout les lois qui ont été traduites et exportées en France.

C’est beau non, le vol de l’argent des déposants par les banques en faillite !

En effet, puisque vous ne pouvez pas le dépenser comme vous voulez, j’entends par là librement, vous le laissez dans votre banque car on vous a forcé à le laisser.

Et tant que c’est dans la banque, et bien c’est l’argent de la banque, pas le vôtre.

Dépêchez-vous d’acheter ce que vous voulez avant que ces voleurs (aidés par les politiques) ne vous empêchent totalement de disposer de votre argent comme bon vous semble.

Formulé autrement: c’est tout simplement chaque agence bancaire qui a été transformée en commissariat de police financier chargé de la surveillance des dépenses des Français. Votre chargé de comptes est désormais un dénonciateur, malgré lui, un indic, une balance officielle du gouvernement.

PS: je sens qu’à la rentrée, il y aura des sacrés drames dans les agences quand un client voudra acheter quelque chose (une voiture par exemple) à plus de 20.000 euros et qu’il devra demander la permission à son banquier pour aller faire pipi dépenser ses sous !!! Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2017

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Comme si ça ne suffisait pas, une autre info d’Olivier Perrin « le vaillant petit économiste », avec une pétition.

Il y a en France 70 millions de cartes bancaires en circulation.

Près de 2/3 de ces cartes sont distribuées par la société américaine Visa. C’est une situation de quasi monopole.

Or, le patron de Visa, Jack Forestell veut interdire les paiements en liquide à ses commerçants.

À moins que nous ne l’arrêtions, il lance officiellement « le grand voyage vers la fin du cash ».

Voici le plan annoncé par le Wall Street journal :

« Visa.Inc a une nouvelle offre pour les petites entreprises, restaurants et magasins. Nous leur offrirons jusqu’à 10 000$ de rabais pour qu’ils s’équipent avec nos nouvelles technologies de paiements. En échange nous leur demanderons de refuser les paiements en espèces. »

Cela arrive aujourd’hui aux États-Unis… Et demain en France.

Mais que vient faire une société privée là-dedans me direz-vous ?

Vos pièces et vos billet ont « cours légal » personne n’a le droit de les refuser. L’argent est affaire d’État, c’est à l’État et au peuple de décider de la forme de leur monnaie et certainement pas à une société privée qui augmentera considérablement ses profits grâce à la fin de l’argent liquide.

Le complice parfait pour le hold-up du siècle

Cette annonce du directeur général de Visa suit de quelques mois la publication d’un article de recherche par le Fonds Monétaire International (l’organisme qui fait la loi dans votre pays si vous faites faillite) : « The Macroeconomics of De-Cashing »

Et voilà ce que vous pouvez lire dans ce rapport :

Il semble préférable que la fin des paiements en liquide viennent du secteur privé et non du secteur public. D’un côté, il s’agit simplement de vendre plus facilement un café alors que de l’autre, il s’agit d’un choix politique contestable avec des arguments valides.

Parmi les « arguments valides » contre la fin de l’argent liquide, l’article souligne le risque de panne ou attaque informatique et de cyber guerre.

L’article insiste d’ailleurs : Dans tous les cas, la tentation d’imposer par décret la fin de l’argent liquide est à proscrire tant la population y est attachée.

On ne saurait être plus clair : l’État ne peut pas supprimer lui-même l’argent liquide, il faut que cela passe par le secteur privé.

Peu importe les risques gigantesques.

Peu importe que la population soit contre tant qu’on ne le crie pas sur les toits.

C’est pourquoi la PDG de Visa peut maintenant annoncer son « grand voyage vers la fin du cash ». Il sait qu’il a la bénédiction des États.

Mais pas la mienne, ni la vôtre !

Les entreprises font la loi désormais (même plus besoin de lobbying)

Il y a là une transgression énorme : la monnaie européenne a « cours légal », c’est-à-dire que légalement, un marchand n’a pas le droit de refuser un paiement en Euros, qu’il soit par carte ou en liquide.

En acceptant que Visa interdise à ses commerçant d’accepter les paiements en liquide, l’État accepte que la « loi » de Visa passe avant la sienne. Il détruit de facto le fondement même de sa monnaie : celui d’être accepté partout sur son territoire.

L’État victime consentante… et intéressée

Bien sûr, l’abandon de souveraineté de l’État n’est pas gratuit.

Selon l’économiste Henri Bourguignat , professeur à l’université Montesquieu de Bordeaux, la fin de l’argent liquide permettra également aux pouvoir publics de taxer l’épargne sans échappatoire possible.

C’est le dernier impôt qui n’avait pas encore été inventé : vous payez pour avoir le droit d’économiser de l’argent.

Déjà en Suède et au Danemark

Le processus d’interdiction de l’argent liquide est déjà avancé en Suède et au Danemark où l’on voit fleurir des petits panneaux : « La maison n’accepte plus les paiements en espèce ».

La fin de l’argent liquide approche à grands pas et sans aucune précaution.

C’est une véritable guerre qui est menée contre l’argent liquide avec d’un côté les appétits à court terme des politiques et des grands hommes d’affaires : Bill Gates, Mario Draghi, Christine Lagarde, William White (OCDE), Blythe Masters (ex-JP Morgan) ont préparé la fin de l’argent liquide au dernier Forum Économique Mondial de Davos.

Et de l’autre côté la vision prudente et de long terme des populations.

L’État faillit à sa tâche et c’est à nous de nous élever contre cette folie. Personne ne le fera à votre place.

Signez ci-dessous notre pétition pour dire Non à l’interdiction des paiements en liquide par une entreprise privé.

Inscrivez votre adresse de messagerie et cliquez sur « je signe l’appel » :

Nombre de signatures : 12 710

Merci de votre engagement !

Avec tout mon dévouement,

Source Olivier Perrin pour Le Vaillant Petit Economiste

Via: Les moutons enragés — http://ift.tt/2t93R0V

July 17, 2017 at 10:12PM