Appelé pour intervenir sur un feu de containers dans la nuit de samedi à dimanche, un policier avait fait usage de son arme après avoir essuyé des jets de projectiles.

Il avait sorti son arme et tiré huit fois, blessant un jeune. Le policier roué de coups dans la nuit du 14 juillet à Sevran (Seine-Saint-Denis) a quitté l’hôpital, ce lundi. De son côté, le jeune homme de 18 ans, touché au ventre, est sorti du coma artificiel dans lequel les médecins l’avaient placé. Mais « selon son père, il ne peut toujours pas parler », a précisé Stéphane Blanchet, premier adjoint au maire de Sevran. Des enquêtes ont été ouvertes. 

Le policier qui souffre de nombreuses contusions et blessures à la tête, s’est vu reconnaître une interruption totale de travail (ITT) de quatre jours, a indiqué une source proche de l’enquête. « Il doit voir un psychologue prochainement et ce nombre est susceptible d’évoluer », a précisé à l’AFP son avocat, Frédéric Gabet. Le fonctionnaire est toujours « extrêmement choqué », a poursuivi une source policière, « il s’est vu mourir ». 

Un feu de containers à l’origine des faits

À Sevran, où le calme est revenu ce week-end, les services municipaux ont ramassé lundi, lors du nettoyage du quartier, un « caddie contenant des cailloux » ainsi que des « poteaux anti-stationnement descellés des trottoirs », a indiqué Stéphane Blanchet. 

Selon le déroulé des faits, détaillé par le parquet de Bobigny, le policier blessé avait été appelé en renfort samedi vers 0h30, avec cinq autres agents motocyclistes d’une compagnie de sécurité et d’intervention (CSI), par un équipage du commissariat de Sevran qui venait d’essuyer des jets de projectiles lors d’une intervention sur un feu de containers « volontairement déclenché ». 

Deux enquêtes ouvertes

À leur arrivée, les policiers de la CSI avaient à leur tour été pris à partie par une « cinquantaine d’individus », « armés de barres de fer, de blocs de pierre et de bouteilles en verre ». Revenus sur les lieux après s’être aperçu que le sixième n’était pas avec eux, cinq policiers l’avaient retrouvé au sol, « le visage en sang, le casque cassé et la visière arrachée ».  

Le jeune homme de 18 ans avait lui été retrouvé à quelques pas de là, avec une plaie au ventre. Le parquet de Bobigny a ouvert deux enquêtes. La première, confiée à l’IGPN, consécutive à l’usage d’une arme, la seconde pour identifier les auteurs des violences contre les policiers. 

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July 18, 2017 at 12:06AM