« Un grand soldat, d’une très grande intégrité. » L’ancien ministre de la défense, Jean-Yves le Drian a dit, ce mardi, son estime pour le chef d’état-major des armées. Sans préjuger du résultat de la mise au point entre Pierre de Villiers et Emmanuel Macron prévue vendredi.

Le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense, a rendu mardi hommage au chef d’état-major des armées Pierre de Villiers, sur la sellette, saluant « un grand soldat, d’une très grande intégrité ».

« C’est un grand soldat, d’une très grande intégrité, d’une très grande intelligence », a déclaré Jean-Yves Le Drian dans un entretien à CNews, évoquant ses relations avec le CEMA (chef d’état-major des armées) lorsqu’il était à la Défense. « On a eu des moments de joie, de passion, j’ai beaucoup d’estime pour le général de Villiers », a dit l’actuel ministre des Affaires étrangères.

« Peut-être qu’il y a eu une ambiguïté »

Le maintien en poste du chef d’état-major des armées agite depuis le 14 juillet les milieux militaire et politique, après qu’Emmanuel Macron a vivement recadré le haut gradé, accusé d’avoir mis sur la place publique le débat sur le budget de l’armée.

À l’origine de la colère du chef de l’État, les critiques formulées par le général sur les 850 millions d’euros d’économies réclamées cette année aux armées, dans un contexte de serrage de vis budgétaire global en 2017, avec une baisse prévue de 4,5 milliards d’euros des dépenses de l’État.

Le général de Villiers « a constaté un désaccord avec le chef de l’État, peut être qu’il y a eu une ambiguïté, je ne sais pas », a prudemment déclaré Jean-Yves Le Drian.

« Je ne crois pas qu’il y aura de blessure durable »

« Ce qui m’a marqué, c’est le fait que le président de la République s’est engagé solennellement le 13 juillet sur le fait que (le budget de la Défense) atteindra 2 % du PIB à l’horizon 2025 et que ça commencera dès l’année 2018 avec des augmentations très significatives », a poursuivi Jean-Yves Le Drian.

« Je ne crois pas qu’il y aura de blessure durable. Il y a un moment de crispation », a admis le ministre, ajoutant qu’il n’avait « pas à se mêler » du débat sur l’éviction du CEMA. « C’est à lui d’apprécier, c’est au président de la République, je n’ai pas à m’en mêler », a-t-il dit.

Le général de Villiers doit être reçu vendredi à l’Élysée.

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July 18, 2017 at 10:40PM