« Faites ce que je dis, pas ce que je fais. » La pique vient de Thierry Mariani, ancien député mais résolument opposé à la politique d’Emmanuel Macron. Ce qui l’irrite : le statut officiel promis à la première dame, et le budget qui lui serait octroyé, alors que le statut des députés, lui, est détricoté à l’Assemblée. Les parlementaires ont débuté, en commission, l’examen du projet de loi de confiance dans l’action publique avec, en premier lieu, des discussions sur la suppression des différentes indemnités perçues par les députés. Et aussi l’interdiction d’employer des membres de sa famille. Alors, forcément, certains ont évoqué le statut de Brigitte Macron.

La mise en parallèle des deux situations a aussi été utilisée à gauche. « Dans l’histoire des couples présidentiels, les premières dames ont toujours eu des activités bénévoles », a glissé le député PS Luc Carvounas (Val-de-Marne) sur Public Sénat mardi. « Je ne vois pas pourquoi la femme du chef de l’État aurait un budget sur de l’argent public. On est en train de nous dire qu’il faut recruter des centaines d’administrateurs à l’Assemblée pour contrôler tous nos tickets de caisse, et on va allouer un budget à la femme du chef de l’État, je ne suis pas d’accord », a-t-il ajouté. Même rejet chez les Insoumis :

Un statut pour Brigitte Macron, et donc un budget dédié

C’était une promesse d’Emmanuel Macron en campagne : l’instauration d’un statut de la première dame. Et donc d’un budget dédié, au minimum pour rémunérer ces collaborateurs. « Il faut que la personne qui vive avec vous puisse avoir un rôle, qu’elle soit reconnue dans ce rôle », déclarait Emmanuel Macron en avril dernier dans l’émission Elysée 2017 sur TF1. Le Président devrait définir, dans un communiqué à paraître à la rentrée, les contours de ce statut qui devraient limiter le nombre de collaborateurs de la première dame à 5, indique le JDD.

Actuellement, elle a déjà deux à trois collaborateurs qui travaillent pour elle. Le nombre de lettres reçues est estimé, par un proche de l’Elysée, à près de 200 par jour, ce qui a entraîné le recrutement de personnes supplémentaires dans le service courrier du palais présidentiel. Incertitudes sur la forme pour cette Première Dame donc, mais précisions sur le fond : Brigitte Macron souhaite agir pour la lutte contre le handicap, pour l’enfance et l’éducation, à commencer par la lutte en faveur des personnes autistes.

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July 20, 2017 at 12:58AM