Un écho tout d’abord au discours d’Emmanuel Macron sur l’immigration :
Beaucoup de bruit pour rien, peut-on lire sur Afrique.Com. Le discours prononcé par Emmanuel Macron se situe dans la continuité des politiques menées depuis trente ans.

« Les mesures annoncées sont loin d’être à la hauteur des enjeux et n’apportent pas de solution aux problèmes aigus et urgents que rencontrent les personnes migrantes. Le président maintient une opposition schématique entre migrants et réfugiés. Or cette catégorisation simpliste ignore la complexité des motifs de départ souvent entremêlés. Mais surtout, certaines des modalités mises en avant pour effectuer ce tri, comme l’examen des demandes d’asile sur le territoire africain, ne garantissent aucunement le respect des droits des personnes. Ce n’est sûrement pas en délocalisant la procédure en dehors de son territoire que la France prendra ses responsabilités », conclut le journal.

Paix en péril

Au Mali, Malijet s’inquiète de la récurrence des conflits entre groupes armés à Kidal. Le média rappelle que pour le contrôle de Kidal, les groupes, signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation se sont encore violemment affrontés, mercredi dernier, dans plusieurs localités de la région de Kidal. Des combats d’une violence inouïe dont les deux camps se rejettent la faute et qui mettent en péril le processus de paix.

Au Burkina Faso, le quotidien Le Pays estime que la solution ne peut venir que de l’extérieur : « En tout état de cause, les Maliens ont suffisamment fait la preuve de leur incapacité à régler à eux seuls leurs différends, commente le journal. Il appartient donc à la communauté à bien finir le travail pour que ses efforts ne soient pas vains. Autrement, ce serait comme tirer un naufragé sur la berge en laissant une partie de son corps toujours dans l’eau, avec le risque qu’il soit à nouveau emporté. Le Mali ne mérite pas un tel sort. » conclut le quotidien.

Cafouillage

Le Pays qui s’intéresse également aux élections sénégalaises et revient sur ce qu’il appelle le cafouillage autour des documents devant donner accès aux bureaux de vote : « C’est encore la croix et la bannière pour une bonne partie de l’électorat pour entrer en possession du sésame qui doit lui ouvrir la porte des isoloirs. Et comme il fallait s’y attendre, cet état de fait est vertement critiqué tant par l’opposition que par les organisations de la société civile, au point que certains n’ont pas hésité à demander le départ du ministre de l’Intérieur. »

Alors peut-être sera-t-on rassuré par Le Soleil, quotidien sénégalais qui nous rappelle qu’une mission de la Commission de l’Union africaine (Ua) est à Dakar pour « observer et rendre compte du déroulement du processus électoral ».

Composée de 40 observateurs issus de 24 pays africains, la mission prévoit une conférence de presse, le 1er août 2017, pour rendre public « ses conclusions sur le déroulement du scrutin».

Choléra

Un détour par le Kenya où le gouvernement a décidé de déployer 5 000 jeunes gens pour collecter les ordures dans plusieurs villes du pays. Il s’agit de contrer un début d’épidémie de choléra. C’est le Daily Nation qui nous prévient que « le membre du gouvernement central qui à fait cette annonce a également demandé aux gouvernements provinciaux, de prendre leur responsabilité dans la collecte des déchets. Nous ne pouvons pas intervenir à chaque fois que la situation sanitaire se détériore annonce ce fonctionnaire. »

Le journal rappelle que « 1 216 cas de choléra ont été rapportés cette année et que 14 personnes ont déjà  succombé à la maladie. Quant à la fermeture de l’hôtel Jacaranda de Nairobi, décidé pour pouvoir tester le personnel, elle est d’intérêt public. Le gouvernement n’autorisera personne à défier ses directives en matière sanitaire. »

Bons élèves

Enfin, Le Courrier de Kinshasa nous rappelle que « Le Rwanda, le Sénégal et le Kenya viennent en tête du Classement annuel de la Banque mondiale (BM) pour la qualité de la gouvernance en Afrique subsaharienne. » Il s’agit d’une évaluation annuelle des politiques et institutions publiques en Afrique. Pourtant dans l’ensemble, la qualité de la gouvernance est en recul dans une quinzaine de pays africains. Avec pour principale raison, la conjoncture économique. Avec la chute des cours des matières premières, les pays miniers et pétroliers sont davantage endettés et ont du mal à faire face à leurs obligations.

Source : A la Une: Emmanuel Macron veut créer des hotspots en Libye – RFI