Les folles promesses de l’informatique quantique


Les folles promesses de l’informatique quantique:

Médecine, pharmacie, banques, chimie, énergie… L’informatique quantique pourrait profiter à de nombreux secteurs.

Exécuter en quelques minutes des traitements que les meilleurs supercalculateurs actuels mettraient des milliards d’années à réaliser, telle est la promesse de l’informatique quantique. Alors que les ordinateurs d’aujourd’hui s’expriment par le biais de 1 et 0, le calculateur quantique a, entre autres, la capacité de superposer les deux. Cette faculté à gérer simultanément plusieurs états accroît la vitesse d’exécution de manière exponentielle. Le secteur numérique s’est déjà lancé dans la course au quantique. Outre-Atlantique, Google, IBM, Intel ou Microsoft mobilisent leurs ingénieurs. Côté asiatique, le géant chinois Alibabase positionne. En France, Atos planche sur le sujet avec le CEA et le CNRS.

«On peut imaginer une accélération de la capacité d’apprentissage des systèmes d’intelligence artificielle grâce au quantique» 

Plusieurs types d’applications sont concernés par l’informatique quantique, même si «leur nombre reste limité pour l’instant», explique Philippe Duluc, directeur technique big data et sécurité chez Atos. Les perspectives dans le domaine de la santé et de la pharmacie sont prometteuses. La simulation de molécules se classe en tête des domaines explorés par cette nouvelle technologie.

Le laboratoire pharmaceutique américain Biogenétudie ainsi cette piste pour mettre au point de nouveaux traitements des maladies d’Alzheimer ou Parkinson. «La puissance informatique nécessaire augmente de manière exponentielle avec la taille de la molécule. Du coup, les capacités de calcul actuelles sont largement insuffisantes pour en venir à bout. D’où l’idée de faire appel au quantique», résume Maud Vinet, en charge du sujet au CEA. La chimie, l’énergie et la santé, donc, sont concernées. La banque pourrait également bénéficier du calcul quantique, notamment pour aider ou automatiser les prises de décision, dans le trading par exemple.

À quand l’ordinateur quantique?

«Plus globalement, on peut imaginer une accélération de la capacité d’apprentissage des systèmes d’intelligence artificielle grâce au quantique», ajoute Maud Vinet. Un débouché qui n’a pas manqué d’attirer l’attention des constructeurs automobiles, dont l’allemand Daimler, en vue de développer les véhicules autonomes. Dans l’industrie, des perspectives s’ouvrent aussi dans la conception de matériaux avec de potentiels impacts dans l’aéronautique ou le bâtiment. L’optimisation des processus de production d’énergie est aussi concernée (centrales nucléaires, thermiques, barrages hydroélectriques…).

À quand le premier ordinateur quantique? «J’ai tendance à penser que nous réussirons en une décennie», confie Harry Shum, vice-président exécutif de l’activité de recherche et d’intelligence artificielle de Microsoft. Chez Atos, on se veut un peu plus optimiste. «Compte tenu des dernières avancées scientifiques, nous devrions parvenir à un produit exploitable en quelques années», estime Philippe Duluc. Au CEA, le message est plus pondéré. «L’échéance est difficile à estimer du fait des problématiques scientifiques encore à surmonter», argue Maud Vinet.

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