Débarqués du Lifeline, 51 demandeurs d’asile sont arrivés en France


Débarqués du Lifeline, 51 demandeurs d’asile sont arrivés en France:

Partis de Malte où le navire humanitaire a débarqué la semaine dernière, ils ont été identifiés par l’Ofpra comme relevant du droit l’asile. Ils vont être orientés vers un logement et bénéficieront de cours de français, précise le ministère de l’Intérieur.

Huit jours après leur débarquement sur les côtes maltaises, 51 migrants du Lifeline ont posé pied jeudi matin en France. Ils pourront déposer une demande d’asile sur le sol français, après avoir été identifiés à Malte comme relevant «d’un besoin de protection» par des agents de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra). L’opération «montre la solidarité très concrète de la France avec ses voisins européens en première ligne pour les arrivées par voie maritime», a déclaré le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb dans un communiqué.

«Cours de langue» et formation aux «valeurs de la République»

Dans le détail, il y a 41 Soudanais, trois Érythréens, trois Ivoiriens, un Camerounais, un Somalien, un Tchadien et un Togolais. Par un désistement de dernière minute, le groupe est passé à 51 personnes. Dans la foulée, ils ont été répartis dans deux bus: l’un en direction de Toulouse, et l’autre vers Neuilly-sur-Marne où les étrangers devaient être pris en charge dans des centres d’accueil pendant 10 à 15 jours, le temps d’enregistrer leur demande et d’être orientés vers des hébergements pérennes. Ils bénéficieront par ailleurs de cours de langue, et d’une «formation civique» aux «valeurs de la République française» après la signature d’un contrat d’intégration républicaine.

Pour l’Intérieur, cette opération «s’inscrit pleinement dans les conclusions du Conseil européen du 29 juin dernier», où les 28 États membres ont convenu de mettre en place un système de répartition des migrants recueillis en mer, sur la base du volontariat. Pour le directeur de l’Ofpra, Pascal Brice, l’accueil de ces 51 demandeurs d’asile en France doit montrer la capacité des Européens à mener sur leur sol «une instruction des dossiers dans de bonnes conditions». Il a aussi fait part de ses inquiétudes quant à «la tentation de l’externalisation» des questions migratoires hors de l’Union européenne, une critique à peine voilée de la proposition de plusieurs chefs d’États européens, dont Emmanuel Macron, de créer des «centres contrôlés» hors des frontières de l’Union pour examiner les demandes d’asile.

LIRE AUSSI – Pourquoi la manœuvre de sauvetage du Lifeline avec 233 migrants à bord est contestée

Cet épisode marque l’épilogue du feuilleton du Lifeline, ce navire humanitaire néerlandais resté bloqué plusieurs jours en mer Méditerranée avec 233 migrants à son bord après le refus par l’Italie de le laisser débarquer sur ses côtes. Malte a finalement accepté de l’accueillir, et huit pays européens dont la France se sont engagés à se répartir les migrants qu’il transportait. Mais la série est loin d’être terminée. La France doit encore recevoir la semaine prochaine une centaine de migrants débarqués de l’Aquarius, selon le directeur de l’Ofii Didier Leschi ; entre-temps , un autre navire d’ONG, l’Open Arms, est arrivé mercredi à Barcelone avec 60 migrants à son bord après avoir été refusé par l’Italie.

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