Rentrée politique : Les Républicains minés par les rivalités


Rentrée politique : Les Républicains minés par les rivalités:

Pour reconstruire un parti en lambeaux, la nouvelle direction de LR s’est appuyée sur des ateliers de la refondation.

Sonnée par son absence historique au second tour de la présidentielle, la droite républicaine s’est retrouvée sans boussole et sans chef. Bernard Accoyer, secrétaire général des Républicains, et son successeur, Laurent Wauquiez, élu à la tête d’un parti moribond, n’ont pas caché leur crainte de voir disparaître leur famille politique. Pour reconstruire un parti en lambeaux, la nouvelle direction s’est appuyée sur des ateliers de la refondation et une nouvelle équipe dirigeante appelée à réarmer le mouvement, sur les plans structurel et idéologique. Le mouvement a également décidé de vendre son siège pour se restaurer financièrement.

Si Laurent Wauquiez a été élu président haut la main par 74,64 % des voix, il n’est pas pour autant sorti des difficultés. Face à lui, l’urgence de la reconstruction n’est pas la seule priorité. Il est également confronté à un patchwork d’individualités perturbant son message d’unité. Comme il l’a fait à Menton en se mobilisant sur la question européenne, le parti tente d’afficher le rassemblement sur des thèmes essentiels mais il peine à faire taire les divergences.

Une kyrielle de clubs

Au-delà des Constructifs qui avaient semé le trouble dans le socle électoral de la droite, Les Républicains doivent aussi composer en interne avec une kyrielle de clubs portés par des personnalités politiques différentes: le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau(Force républicaine), la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse (Libres!), le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand (La Manufacture!), le maire de Nice Christian Estrosi (La France audacieuse), le député du Pas-de-Calais Daniel Fasquelle (Sauvons la droite), le député européen Philippe Juvin (Les Nouveaux républicains) ou encore le député du Loir-et-Cher Guillaume Peltier (Les Populaires). Pour contenir les courants, le président Laurent Wauquiez a confié à Jean Leonetti le soin d’animer un «conseil des sensibilités».

Le maire d’Antibes, figure centriste et désormais numéro 2 des Républicains, s’est attelé à la tâche en mettant néanmoins les troupes en garde face aux dangers des «querelles de personnes», notamment pour un parti déjà affaibli par ses dispersions. Leonetti est aussi le premier à rappeler l’histoire de la droite. Pour lui, cette famille politique s’est toujours construite avec ses nuances gaullistes, libérales, démocrates-chrétiennes voire radicales. D’autres élus croient au contraire que la droite abrite des visions inconciliables. Comment Les Républicains parviendront-ils à héberger leurs différences sous un même toit? C’est sans doute leur plus grand défi.

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