Européennes : la majorité verrait d’un bon œil Cohn-Bendit comme tête de liste


Européennes : la majorité verrait d’un bon œil Cohn-Bendit comme tête de liste:

Le nom de l’écologiste revient avec insistance depuis qu’il a dit qu’il n’entrerait pas au gouvernement.

Emmanuel Macron va-t-il abattre la carte Daniel Cohn-Bendit pour les élections européennes? En annonçant dans le même temps dimanche qu’il n’entrerait pas au gouvernement mais qu’il n’excluait rien quant à une candidature comme tête de liste pour la majorité aux élections de mai 2019, l’ancien leader de Mai 68 a relancé les spéculations autour de son rôle dans ce scrutin capital pour le président de la République. Certains pensent même que le chef de l’État aurait promis cette place à l’écologiste comme lot de consolation. «Le président n’est pas dans la tambouille, c’est un raccourci facile», balaie un député La République en marche (LaREM). Et un marchandage qui fleure bon l’ancien monde.

Il n’empêche. À neuf mois des élections européennes, la majorité cherche activement le profil idéal pour mener la liste «progressiste» voulue par le chef de l’État. Et Cohn-Bendit, du haut de ses 73 ans dont vingt passés au Parlement européen, présente l’avantage de cocher plusieurs cases. «C’est une figure européenne, il est écolo, de gauche, il sait faire une campagne et est proche d’Emmanuel Macron», résume un élu de la majorité. «Il a beaucoup à nous apporter, on gagnerait à faire appel à son expertise, que ce soit sur la liste ou en soutien», pousse un membre du gouvernement.

«C’est une figure européenne, il est écolo, de gauche, il sait faire une campagne et est proche d’Emmanuel Macron»

L’hypothèse d’une candidature de l’écologiste semble en tout cas plutôt bien accueillie dans les rangs de la majorité. «Cohn-Bendit incarne précisément ce qu’on est: il est progressiste, européen, créatif, audacieux, notamment sur les enjeux migratoires. Où qu’il soit, il a beaucoup à apporter à notre collectif», vante Hugues Renson, vice-président de l’Assemblée nationale.

«L’engagement de sa vie»

«Son nom revient régulièrement, rappelle Pieyre-Alexandre Anglade, député LaREM des Français du Benelux. Ce n’est pas illégitime puisque l’Europe est l’engagement de sa vie, qu’il soutient le projet de refondation d’Emmanuel Macron depuis le début.» Et le macroniste d’ajouter: «À force de discuter en permanence de la tête de liste, on passe à côté de l’essentiel, c’est-à-dire la crise politique en Europe.»

«Le débat aujourd’hui, c’est le repli national ou l’explication de ce qu’est la souveraineté nationale.»

Cohn-Bendit s’exprime régulièrement sur la situation politique européenne. Il connaît parfaitement les rouages de la politique de l’Union européenne. Lundi matin sur France Inter, ce soutien du président de la République depuis la campagne présidentielle a une nouvelle fois mis en garde contre la tentation du «repli national» de certains pays. «Le débat aujourd’hui, c’est le repli national ou l’explication de ce qu’est la souveraineté nationale […]. Et ça, ça ne s’organise pas seulement en France mais dans toute l’Europe sinon c’est (le premier ministre anti-migrants hongrois Viktor) Orban et tout ça qui vont prendre le pouvoir», a averti l’ancien leader de Mai 68, appelant à la formation d’un «pacte» des «forces du centre, de gauche, écologistes européennes» pour refuser d’élire un président de Commission ou président de Parlement issu d’un parti soutenant Viktor Orban.

Très critique sur la politique menée en France par le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, «Dany» pousse à la création d’une agence européenne des réfugiés, avec un budget spécifique. Cette proposition est aussi défendue par le patron de LaREM, Christophe Castaner.

» LIRE AUSSI – Européennes: Castaner prône un rassemblement «de Cohn-Bendit à Juppé»

L’ex-eurodéputé, qui a plusieurs fois annoncé sa retraite politique, était d’ailleurs la tête d’affiche du tout premier meeting de campagne de LaREM pour les européennes, le 21 mars, à Paris. «N’ayons pas peur de dire que l’Europe est la dernière utopie pour laquelle ça vaut le coup de se battre», avait lancé le tribunitien, proposant la création d’une armée européenne et d’une bourse pour «tous les jeunes Européens qui sont au chômage». Cohn-Bendit avait même appelé à «oser dépasser la pensée d’Emmanuel Macron».

“La catastrophe ce n’est pas ce qu’on a fait ou ce qu’on a pas fait en un an” (Cohn Bendit)– Regarder sur Figaro Live

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