La Seconde Guerre mondiale comme vous ne l’avez jamais vue


La Seconde Guerre mondiale comme vous ne l’avez jamais vue:

C’est une première : le conflit de 1939-1945 montré, raconté et expliqué dans un ouvrage inédit regroupant plus de 300 cartes toutes aussi inventives dans leur forme que complètes et scientifiquement rigoureuses. Un projet de longue haleine, piloté par
Jean Lopez, dont nous vous proposons des extraits en exclusivité.

La Seconde Guerre mondiale n’a pas de secrets pour Jean Lopez. Ses récits des batailles de Stalingrad, Koursk et Berlin, sa biographie de Joukov, son livre sur l’Armée rouge, la codirection, avec Olivier Wieviorka, des Mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin), ses traductions d’historiens allemands, en sont autant de preuves éclatantes.
Pourtant, il éprouvait l’envie de revisiter ces six années avec une nouvelle grille de lecture: l’infographie, ce procédé de création d’images assistée par ordinateur permettant de condenser des séries d’informations dans des figures géométriques.
Certes, il y avait déjà eu recours dans Guerres et Histoire, le bimestriel dont il assure la rédaction en chef. Mais ponctuellement. Cette fois, il a voulu systématiser la méthode.

Au terme de trois années de travail, ils publient ce livre hors normes, inédit, exceptionnel de 357 cartes : une première mondiale

Il s’est lancé dans l’entreprise avec deux autres rédacteurs, également historiens – Nicolas Aubin, spécialiste de la logistique du débarquement du 6 juin 1944 et Vincent Bernard, auteur, entre autres, de biographies des généraux Lee et Grant
-, et de «la perle rare»: Nicolas Guillerat, dont le travail infographique – le data design – sur le génocide arménien (en ligne sur internet) avait
impressionné Jean Lopez. Ensemble, les quatre hommes ont sélectionné 53 entrées. Puis ils sont allés à la pêche aux données à travers la planète. Au terme de trois années de travail, ils publient ce livre hors normes, inédit, exceptionnel
de 357 cartes: une première mondiale. Le Figaro Magazineen publie un échantillon en exclusivité.

«Infographie de la Seconde Guerre mondiale», de Jean Lopez (direction), Nicolas Aubin, Vincent Bernard et Nicolas Guillerat, Perrin, 192 p., 27 €. En librairie le 4 octobre.


La France en guerre

Blitzkrieg, mode d’emploi

La guerre éclair ou Blitzkrieg est-elle «une doctrine opérationnelle révolutionnaire où l’action combinée et concentrée des chars et des avions surprend l’ennemi, permet son encerclement et sa destruction massive» ? Ou la continuité de la pensée
militaire allemande depuis Frédéric II, actualisée par des praticiens pragmatiques (Guderian et Rommel) et s’appuyant sur des technologies modernes? La question oppose les spécialistes. Quoi qu’il en soit, la Wehrmacht a hérité le goût de
la surprise, la concentration des moyens, la souplesse et la conservation de l’initiative. En 1918 étaient déjà encouragés le commandement de l’avant et la délégation de l’exécution aux subordonnés sur le terrain. Il existait des unités d’infiltration.
Et, pour sidérer l’ennemi, les Allemands avaient inventé le barrage d’artillerie massif. Autant d’opérations visant à accélérer la manœuvre qui trouveront leur accomplissement au printemps 1940, notamment dans le franchissement de la Meuse à Sedan.

– Crédits photo : Editions Perrin

Le champ des résistants

– Crédits photo : Editions Perrin

Selon les archives, 4000 résistants ont été exécutés durant le conflit. Il faut y ajouter la mort en déportation de 18.000 Français – parfois, ils avaient simplement écouté la BBC – et 12.000 tués au combat, notamment lors de l’été
1944.

Les visages de la collaboration

– Crédits photo : Editions Perrin

La Collaboration divise plus qu’elle ne rassemble ses partisans. Le maréchal Pétain fait le choix de la collaboration sincère, croyant mieux peser sur le Reich. Mais, rapidement, son autorité se heurte aux querelles intestines et à l’influence des
chefs de gouvernement Laval et Darlan. À Paris, les partis collaborationnistes (100.000 sympathisants) sont dominés par des personnalités (Doriot, Déat, Bucard) qui se haïssent. Elles intriguent et appellent à la surenchère pour obtenir
l’appui de l’occupant et ainsi arracher les miettes du pouvoir. Ces rivalités sont attisées par l’ambassadeur allemand Otto Abetz.

De Berlin à Tokyo, des millions de civils à la rue

De pitoyables flots de civils démunis se traînant à travers un paysage dévasté de villes éventrées et de champs stériles», ainsi l’historien Tony Judt décrit-il l’Europe à la fin de la guerre. 70.000 villages et 1700 villes détruits ainsi que 32.000 usines
pour la seule URSS. Paris et Rome sont des miraculées ; Berlin, Varsovie et Minsk des décombres ; Tokyo, Dresde et Hambourg des villes aux airs de champs de ruines. «Mieux vaut profiter de la guerre, la paix sera terrible», blaguait-on
à l’hiver 1944 dans la capitale du Reich.

– Crédits photo : Editions Perrin

Hauts commandements soviétique et allemand: le face-à-face

– Crédits photo : Editions Perrin

En URSS, l’Armée rouge est sous la tutelle de Staline, qui préside le comité d’Etat à la défense (GKO) réunissant les pouvoirs politiques et économiques, puis le grand quartier général (Stavka). Il agit sur les opérations via ses représentants sur
les fronts et l’état-major général (Genshtab).

» LIRE AUSSI – Les dossiers secrets du KGB sur la mort d’Adolf Hitler

À Berlin, Hitler est le seul à disposer de l’information globale, chacun travaillant en aveugle et en concurrence. Les commandements militaires sont de simples courroies de transmission.

Iwo Jima: quand les Américains débarquent… au Japon

La bataille d’Iwo Jima (février-mars 1945) est la seule où les pertes américaines sont supérieures aux japonaises. La conquête de la petite île-forteresse de l’océan Pacifique était prévue en cinq jours après une préparation aérienne de plusieurs
semaines et un bombardement naval systématique de trois jours. En réalité, il faudra plus d’un mois de combats acharnés pour venir à bout de la garnison retranchée dans des fortifications enterrées très denses et épargnées par le bombardement
préliminaire.

– Crédits photo : Editions Perrin

Armée rouge: le prix de la victoire

22 millions de blessés!

– Crédits photo : Editions Perrin

D’après les chiffres les plus sérieux, fournis seulement en 1993 par le général Krivosheev, sous la présidence de Boris Eltsine, l’Armée rouge a recensé près de 22.327.000 blessés, dont 1.200.000 multiblessés (le record étant atteint par 13.103 soldats
blessés au moins six fois). Blessés et malades russes ont deux fois plus de probabilité de mourir que dans la Wehrmacht, quatre fois plus que dans les armées anglo-saxonnes – même si leur situation s’améliore dès 1943 grâce aux livraisons de médicaments
et d’appareils médicaux américains.

Pertes soviétiques: les Russes en première ligne

Il est malaisé de comparer les pertes militaires soviétiques par nationalité en raison du trucage du recensement de 1939. Pourtant, il semble que les Russes aient payé un plus lourd tribut (NB: les Juifs, 2 % de la population, constituent une
nationalité au regard de la loi soviétique). Ces pertes militaires s’élèvent à 11.944.100 hommes, dont plus de 5.200.000 tués au combat, 1.100.000 morts de leurs blessures, 3.400.000 disparus ou prisonniers, le reste se répartissant
entre morts de maladie, d’accident et fusillés ; réservistes capturés avant de rejoindre leur unité et disparus dans le chaos des premiers mois (plus de 1 million). Par armes, c’est l’infanterie qui paye le plus lourd tribut (près de
7.800.000 morts), suivie des blindés (707.000) et de l’artillerie (215.000).

– Crédits photo : Editions Perrin

L’enfer des camps de la mort

L’Europe centrale et orientale, théâtre du génocide

– Crédits photo : Editions Perrin

La quasi-totalité des presque 6 millions de Juifs assassinés par les nazis le sont sur les «terres de sang» (selon l’historien Timothy Snyder), cette portion d’Europe orientale courant des pays baltes à la mer Noire, englobant le gros de la Pologne
de 1939, la Biélorussie et l’Ukraine soviétiques. Les Juifs d’URSS sont tués par des équipes mobiles de tueurs, les Einsatzgruppen, appuyées par la SS et la Wehrmacht. Ceux de Bessarabie et d’Odessa sont liquidés par les autorités roumaines. Les
Juifs polonais meurent dans les ghettos puis les camps d’extermination. La majorité des Juifs d’Europe occidentale, de Hongrie et de Grèce sont convoyés par chemin de fer dans le camp géant d’Auschwitz-Birkenau pour y être gazés.

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