Juppé loue le projet européen «ambitieux» de Macron


Juppé loue le projet européen «ambitieux» de Macron:

Dans une longue interview publiée par Le Point jeudi, le maire de Bordeaux, qui n’est plus membre des Républicains, observe les élections européennes à venir avec une vive inquiétude.

«Son projet européen est cohérent et ambitieux. Je le partage très largement». Au fil d’un entretien de quatre pages paru dans Le Point jeudi, le maire de Bordeaux exprime tout le bien qu’il pense de l’approche européenne d’Emmanuel Macron. L’ancien premier ministre le voit comme un rempart contre l’Europe de Viktor Orban, premier ministre de Hongrie, et Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur italien. Mais Juppé note cependant que le chef de l’État ne pourra pas s’appuyer sur Angela Merkel, la chancelière fédérale allemande, qu’il juge «fragilisée». Au-delà des positions du président de la République qu’il partage sur l’Europe, Alain Juppé élargit le cercle des proeuropéens français au premier ministre, son dauphin Edouard Philippe, à la majorité et à d’autres «forces politiques» qui, selon lui, «croient sincèrement à l’Europe».

Lorsqu’on lui demande s’il pourrait lui-même jouer un rôle de partenaire auprès de Macron, Juppé offre une réponse à double sens: «Je dirai ce que je pense le moment venu. Quand les projets européens seront sur la table… Mais je n’ai pas envie de me relancer dans le combat électoral». Si ce n’est qu’une question d’envie, il n’est pas impossible que ses sentiments puissent évoluer d’ici les européennes. D’autant que le maire de Bordeaux se dit préoccupé par le climat politique à la veille d’un scrutin majeur. «La situation est extrêmement grave. Les élections européennes pourraient mal tourner et mettre en première ligne ceux qui vomissent l’Europe à longueur de discours», critique-t-il. «Nous n’avons jamais été si près du gouffre… L’Europe est en grave danger», prévient-il encore.

«L’Europe nous aide»

Alain Juppé délivre aussi sa recette pour sortir l’Europe de «l’ornière». Selon lui, les valeurs de l’Europe (la liberté, la justice sociale et la paix) doivent être affirmées «dans un monde qui est en train de retourner aux nationalismes». En écho à des propos tenus par Jean-Pierre Raffarin cette semaine sur France 2, Alain Juppé insiste sur l’idée de redonner du «sens» au projet européen. Il appelle à la redéfinition de «politiques publiques». Par exemple, les partenaires européens doivent s’accorder «sur une politique de migrations qui ait deux axes: l’accueil des réfugiés mais aussi le contrôle des frontières». Alain Juppé entend également tordre le cou aux critiques exprimées contre l’Europe, qu’il juge infondées. «Toutes nos difficultés ne viennent pas de l’Europe, mais de nous-mêmes. L’Europe nous aide…», insiste-t-il, en défendant la limitation du déficit public à 3% ou les «technocrates» de Bruxelles trop vilipendés à son goût.

Enfin, Alain Juppé a été interrogé sur la position du président des Républicains à l’égard de Viktor Orban. Trois eurodéputés LR au sein du Parti populaire européen (PPE) ont voté contre le déclenchement de l’article 7 pour sanctionner les «risques de violation grave de l’Etat de droit» par le premier ministre hongrois (lui aussi membre du PPE). «C’est vrai que Wauquiez a fait des déclarations plutôt sympathiques sur Orban… dans le combat sur les valeurs, il faut être clair. Les idées sur lesquelles se fonde la politique de M. Orban ne sont pas les nôtres. Il y a au sein de l’Europe, un clivage profond sur lequel il ne faut pas transiger. Sinon, on perd son âme.»

N’ayant pas réglé sa cotisation aux Républicains, le maire de Bordeaux constate logiquement qu’il n’en est «plus membre». Tout en jugeant les partis politiques «nécessaires», il explique sa prise de distance en ces termes: «Il y a aussi des moments dans la vie où l’on a besoin de retrouver sa totale liberté de jugement. C’est mon cas aujourd’hui». Alain Juppé croit toujours au clivage gauche-droite, comme à la différence entre la gauche et la droite, fondée sur une conception différente de «l’action» et de la «vie politique». Et quand on lui fait remarquer qu’il dit toujours «nous» en parlant de sa famille politique, l’élu bordelais s’empresse d’acquiescer, histoire de dissiper toute ambiguïté: «Mais oui, j’ai dit que j’étais de droite. Je n’appartiens pas à un parti, c’est tout!».

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