Nouvelle-Calédonie : Wauquiez et Le Pen contre l’indépendance, Macron et Mélenchon impartiaux


Nouvelle-Calédonie : Wauquiez et Le Pen contre l’indépendance, Macron et Mélenchon impartiaux:

Laurent Wauquiez (LR) et Marine Le Pen (RN) appellent les habitants de Nouvelle-Calédonie à rejeter l’indépendance dimanche. Jean-Luc Mélenchon (LFI) «s’en remet à leur décision», et Emmanuel Macron a refusé de prendre parti, au nom de la neutralité de l’État.

La France se verra-t-elle séparée d’une partie de son territoire et de ses habitants, dimanche? Quelque 174.000 électeurs de Nouvelle-Calédonie, dans le Pacifique, sont appelés aux urnes pour dire oui ou non à l’indépendance. Le scrutin, d’abord prévu en 1998 puis reporté, est très attendu dans ce territoire français depuis 1853, qui dispose déjà d’une large autonomie. Passage en revue des positions des responsables politiques.

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Macron refuse de prendre parti

Le candidat d’En marche! souhaitait que la Nouvelle-Calédonie «reste dans la communauté nationale». Aujourd’hui à l’Élysée, Emmanuel Macron estime que c’est «aux Calédoniens qu’il appartient […] de choisir». Il refuse de prendre parti, «pas pour (se) soustraire à une responsabilité mais parce que ce n’est justement pas (sa) responsabilité», précisait-il début mai, en déplacement sur l’archipel. Une façon de ne pas crisper les indépendantistes et de favoriser un climat apaisé à l’approche du scrutin. Mais selon le chef de l’État, «la France ne serait pas la même sans la Nouvelle-Calédonie».

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«L’État restera neutre», son objectif est que «le scrutin se passe dans les meilleures conditions», a réaffirmé le premier ministre, Édouard Philippe, devant les députés, le 24 octobre. Emmanuel Macron s’exprimera dimanche, après l’annonce des résultats – en milieu de journée en métropole. Le lendemain, Édouard Philippe sera présent sur l’archipel, en compagnie d’Annick Girardin, la ministre des Outre-mer, pour rencontrer «l’ensemble des forces politiques» et évoquer avec elles «les conditions de l’après-4 novembre».

Wauquiez pour «une Calédonie française»

Cette neutralité de l’exécutif n’est pas du goût du président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez. «Pourquoi le président de la République n’a-t-il pas pris une position plus claire?», a-t-il déploré, en septembre, pendant son déplacement sur le Caillou, après celui du président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, en mai. «S’il y avait un référendum sur l’appartenance de la Corse, de la Bretagne, du Pays basque ou de n’importe quelle région française, est-ce qu’on pense qu’un président de la République, qu’un premier ministre ne se prononceraient pas?», s’interroge-t-il.

Je viens en Nouvelle-Calédonie pour comprendre et prendre le temps d’écouter. Le Caillou est un atout extraordinaire pour notre pays. Nous avons un destin commun : la Nouvelle-Calédonie au cœur de la France et la France toujours au cœur de la Nouvelle-Calédonie.

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À l’inverse, il assure que sa «parole» est «claire»: «Ma position c’est celle d’une Calédonie française, d’une Nouvelle-Calédonie qui choisit sa voie, son chemin, avec son autonomie, mais au cœur de la France». «Il faudra veiller à ce que la voix qui se sera exprimée soit entendue, il y aura un avant et un après», a-t-il prévenu sur l’archipel, promettant «l’apocalypse» et «l’impossibilité de faire marche arrière» en cas d’indépendance.

«Un atout pour notre pays», selon Marine Le Pen

La présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN) est sur la même ligne. Elle souhaite «que le référendum exprime l’attachement des Calédoniens à la France». La France apporte à la Nouvelle-Calédonie «services» et «protection», tandis que l’archipel, «ce joyau de l’autre côté du monde», est «un atout pour notre pays (qui) souligne la présence de la France sur les cinq continents», déclarait-elle en mars dernier à l’Assemblée nationale. «Nous refusons et combattons depuis longtemps la logique de déconstruction des nations», explique la présidente du RN, dont le vice-président s’est rendu sur l’archipel début octobre.

L’ancienne candidate à la présidentielle, arrivée en tête à Nouméa au second tour (50,9% des voix), «craint», en cas d’indépendance, «que ce ne soit pas la population calédonienne qui prenne le pouvoir, mais de grandes entreprises multinationales qui viendront piller le riche sol calédonien». En cas de maintien dans la République, Marine Le Pen souhaite que le gouvernement retire la Nouvelle-Calédonie de la liste de l’ONU des pays à décoloniser, où elle est inscrite depuis 1986: «Nos compatriotes de Nouvelle-Calédonie ne doivent pas avoir le sentiment qu’une fois de plus, leur vote ne serait ni entendu, ni respecté.»

Mélenchon s’en remet «à la décision des Calédoniens»

Le président de La France insoumise (LFI) est partagé. «Si je faisais parler mon cœur, je dirais “restons ensemble”», a-t-il déclaré le 30 septembre sur France 3. «Mais il y a des années que je milite au côté des indépendantistes et je connais la force et les motivations de leur raisonnement. Je m’en remets à la décision des Calédoniens», conclut l’ancien candidat à la présidentielle, qui avait obtenu 8,86% des suffrages exprimés au premier tour sur l’archipel. «Quel que soit le résultat, il y aura des gens frustrés et blessés», estime-t-il, impartial, mais «en toutes circonstances, indépendants ou Français, notre affection leur est acquise.»

@JLMelenchon (invité de @France3tv @letellier_ftv ) refuse de se prononcer pour le oui ou le non à l’indépendance en #NouvelleCaledonie au #Referendumnc2018 du 4/11
“Je m’en remets aux Calédoniens”, mais il ajoute : “Si je faisais parler mon coeur, je dirais, restons ensemble”

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Déjà, pendant la campagne présidentielle de 2012, le candidat Mélenchon avait exprimé une position ambivalente. «Ma raison commande “séparons-nous”, mais mon cœur répète “restons ensemble”», avait-il indiqué à l’hebdomadaire local Demainet au quotidien Les Nouvelles Calédoniennes. Il expliquait que «c’est d’abord aux citoyens de Calédonie de faire leur choix en-dehors de tout marchandage ou chantage».

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