Armée européenne, Trump, «gilets jaunes»… Ce qu’il faut retenir de l’intervention de Macron


Armée européenne, Trump, «gilets jaunes»… Ce qu’il faut retenir de l’intervention de Macron:

Le chef de l’État était l’invité de TF1, mercredi, depuis le porte-avions Charles-De-Gaulle. Il a notamment reconnu qu’il n’avait «pas réussi à réconcilier le peuple Français avec ses dirigeants» politiques.

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● Macron à Trump: «Je ne fais pas de la diplomatie par biais de tweets»

Invité du 20H de TF1 mercredi soir, en direct depuis le porte-avions Charles-De-Gaulle à Toulon (Var), Emmanuel Macron est revenu sur les récents tweets de Donald Trump, qui a notamment raillé sa situation dans les sondages. «Je ne fais pas de la diplomatie, pas plus que de la politique, par biais de tweets ou de commentaires», a d’abord balayé le chef de l’État. «Les Français n’attendent pas de moi que je réponde à des tweets», a-t-il ajouté, redisant son attachement à ce que la France et les États-Unis continuent à travailler main dans la main. «Entre alliés, on se doit le respect. Je ne veux pas entendre le reste».

● Une «armée européenne» pour ne pas être le «vassal» des États-Unis

Répondant là encore aux dernières attaques de Donald Trump, Emmanuel Macron a renouvelé sa volonté de créer une «armée européenne». «Quand il faut protéger nos partenaires européens, trop souvent nous nous retournons vers les États-Unis. Ce n’est pas bon pour la crédibilité de l’Europe», a-t-il estimé, rappelant que la chancelière allemande Angela Merkel l’avait «rejoint dans cette initiative et volonté». S’il a assuré que les États-Unis devaient rester un «allié» de la France, Emmanuel Macron a jugé que l’Hexagone ne pouvait être son «vassal» et devait avoir plus «d’autonomie». «Il ne faut pas dépendre d’eux. Est-ce qu’en tant que président je peux dire: “je veux remettre toute votre sécurité dans les mains des États-Unis?” Non», a-t-il indiqué. «Ma responsabilité est de vous protéger», a-t-il insisté. Le chef de l’État a également repoussé à plus tard la commande d’un nouveau porte-avions, citant l’année 2020.

● «Je me bats pour faire baisser le prix du pétrole»

Sur l’augmentation des taxes des carburants, Emmanuel Macron a voulu rappeler que «les trois quarts de l’augmentation provenaient du prix du pétrole mondial qui a augmenté». «Nous sommes dépendants de facteurs que nous ne maîtrisons pas et qui, en effet, ne vont pas dans le bon sens», a regretté le chef de l’État. Il a ajouté qu’il se «bat sur le plan international pour qu’on arrive à faire baisser ce prix du pétrole». «Maintenant notre combat, c’est qu’il se répercute à la pompe», a-t-il souligné. Quant aux taxes impulsées par le gouvernement, Emmanuel Macron a raillé «ceux qui ont soutenu ou ont été dans les gouvernements ces dix dernières années» et qui dénoncent aujourd’hui ces hausses. «Ils se moquent de vous. En 2009 et en 2015, ces hausses ont été votées. Tout le monde le sait depuis dix ans, nous, nous le mettons en œuvre». Le président a ensuite justifié: «Il faut progressivement réduire l’écart entre le diesel et les sans-plombs, et taxer davantage les énergies fossiles pour financer notre investissement dans les énergies renouvelables, dans le véhicule électrique et hybride et toutes les aides qu’on apporte pour que nos concitoyens et entreprises rentrent dans cette transition.

● Macron avertit les «gilets jaunes»: «Vous êtes en train de vous faire manipuler»

En vue de la grande manifestation nationale des «gilets jaunes» prévue ce samedi 17 novembre, Emmanuel Macron a rappelé que les Français «avaient tout à fait le droit d’exprimer leur colère». «Ensuite, je dis méfiance. Beaucoup de gens veulent récupérer ce mouvement», a-t-il souligné. «J’ai du mal à comprendre que les blocages vont être faits d’un côté par des gens, plutôt à gauche, qui disent chaque jour “il faut augmenter le Smic, il faut augmenter le nombre d’emplois publics, les dotations des collectivités locales” et qui vont aller manifester avec des gens qui, à droite, disent qu’il faut baisser les taxes en baissant les dépenses publiques». «Il y a beaucoup de gens qui sont dans l’addition des colères, ça ne fait pas un projet pour le pays», a aussi jugé le chef de l’État, indiquant aux Français qu’«on était en train de leur mentir». «Quand on a d’un côté des gens qui veulent plus d’emplois publics et moins d’impôts, je dis aux Français: “vous êtes en train de vous faire manipuler”», a-t-il insisté.

● «Les impôts vont baisser progressivement»

Refusant d’aborder la question de l’impôt par le prisme de la valeur «absolue», Emmanuel Macron a affirmé que le montant des prélèvements obligatoires «rapporté à ce que nous produisons chaque année (le produit intérieur brut, ndlr) commence à baisser». «Cela va continuer», a-t-il insisté, refusant de «tenir un discours misérabiliste». Le président a notamment cité «l’école publique, laïque et obligatoire» qui fait sa «fierté», ainsi que «notre système de santé», qui est l’un des «meilleurs au monde». Il a également accusé ses détracteurs de se contredire eux-mêmes, et les a invités à «sortir du poujadisme contemporain».

● «Je partage l’impatience des Français»

Son «itinérance» lui a été bénéfique. Confronté à la «colère» des Français pendant une semaine dans le Grand Est et dans les Hauts-de-France, Emmanuel Macron a constaté une «impatience» dans le pays. «Oui, et je la partage», a-t-il assuré. Pourtant, il n’entend pas changer de cap. Bien au contraire. «Je considère que le constat que j’ai fait il y a un an et demi, et sur lequel j’ai été élu, est le bon. (…) Est-ce que je considère que le gouvernement a fait une erreur stratégique? Non. Est-ce que je considère qu’il faut changer de ligne? Non», a-t-il martelé.

● Affaire Benalla: «J’ai peut-être commis une erreur en choisissant tel ou tel»

Alors que l’affaire Benalla, au début de l’été, a été le déclencheur des difficultés en cascade que connaît actuellement Emmanuel Macron, le chef de l’État n’a pas exclu de s’être trompé dans le casting. «Je l’ai déjà dit, je ne suis pas parfait. J’ai peut-être commis une erreur en choisissant tel ou tel. Et il y a des choix de personnes que je respecte et que je ne veux pas juger. Ça, c’est la vie, y compris la vie politique ou celle de la nation. Je le regrette comme vous. Est-ce que j’y peux toujours quelque chose? Non», a-t-il regretté. S’il n’a pas nommé ses anciens ministres d’État Gérard Collomb (Intérieur) et Nicolas Hulot (Transition écologique et solidaire), il a toutefois semblé les inclure dans son propos.

● «Je n’ai pas réussi à réconcilier le peuple avec ses dirigeants»

Un véritable mea culpa. Après avoir refusé d’être «obsédé» par les sondages mais avoir concédé que sa dégringolade ne lui faisait pas «plaisir», Emmanuel Macron a reconnu un échec qui le touche personnellement. «Je n’ai pas vraiment réussi à réconcilier le peuple Français avec ses dirigeants (politiques)», a-t-il admis. «Cela me touche profondément», a-t-il confié, estimant que la question de sa «seule personne» n’était «pas grave», mais que le mal était selon lui «plus profond». Ce «divorce», qu’il constate «dans toutes les démocraties occidentales, l’«inquiète». «Je considère que je n’ai pas réussi cette réconciliation entre la base et le sommet. C’est le cœur de ce qui m’attend pour les mois à venir», a-t-il lancé, évoquant un «vaste programme» qui «requiert la mobilisation de toute la nation». «J’ai besoin de vous», a-t-il conclu.

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