L’OCDE veut accélérer l’insertion des migrants dans l’emploi


L’OCDE veut accélérer l’insertion des migrants dans l’emploi:

Une enquête sur la situation des réfugiés montre que leur intégration dans le pays d’accueil reste très longue.

De 2 millions en 2013 dans les pays de l’OCDE – les pays riches -, les migrants demandeurs d’asile sont passés à près de 6 millions en 2017. L’Union européenne en a accueilli les deux tiers, soit près de 4 millions, un chiffre trois fois plus élevé qu’au cours des quatre années précédentes.

Le nombre est à la fois impressionnant et dérisoire, souligne une étude de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). En Europe, d’ici à 2021, les récentes vagues de migrants n’auront fait progresser la population en âge de travailler que de 0,3 %, avec des pics à 3 % en Turquie et 0,8 % en Allemagne. Les difficultés de ces migrants à s’intégrer ont été mesurées: moins d’un sur trois travaille dans les quatre années qui suivent son arrivée.

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En améliorant leur accès au marché du travail, les pays d’accueil génèrent un impact économique positif pour eux, souligne l’OCDE. Le coût de l’intégration des migrants varie entre 0,1 % et 1 % du PIB, estime l’OCDE. Mais il faut le considérer «comme un investissement».

Encore faut-il que les États s’appuient davantage sur les parties prenantes: société civile, partenaires sociaux, ONG. Il leur faut notamment optimiser la coordination, insuffisante, avec les autorités locales. «Les employeurs ont un rôle essentiel à jouer», rappelle l’OCDE.

En France, 40 % des habitants nés à l’étranger sont sous-diplômés (c’est plus que la moyenne de l’OCDE) contre seulement 20 % des natifs

Ces nouveaux arrivants ont pourtant parfois des atouts à faire valoir. Certes, ils sont surreprésentés dans les populations très peu diplômées. En France, 40 % des habitants nés à l’étranger sont sous-diplômés (c’est plus que la moyenne de l’OCDE) contre seulement 20 % des natifs. Mais, à l’inverse, les migrants figurent dans certains pays en plus forte proportion parmi les populations les plus diplômées. Ainsi au Canada, moins de 50 % de la population née dans le pays est «très éduquée» alors que c’est le cas de plus de 60 % des migrants. Dans l’Hexagone, a contrario, les Français de souche restent légèrement plus diplômés que les résidents nés à l’étranger. Autre spécificité des immigrants: ils deviennent plus souvent autoentrepreneurs que les autochtones, sans que le rapport ne précise pour quels types d’emplois.

L’OCDE recommande des mesures pour faciliter l’intégration des migrants. Inutile de retarder l’accès au marché du travail des demandeurs d’asile susceptibles de bénéficier d’une protection. Et pour ceux qui ont obtenu officiellement le droit d’asile, il faut établir des voies d’accès simples, claires et transparentes pour les employeurs, conseille l’organisation. Autre point: la méconnaissance de la langue, un «frein majeur» à l’intégration. Dans une enquête récente, les chefs d’entreprise allemands expliquent que la principale mesure pour embaucher des réfugiés est la mise en place de cours de langue axés sur le vocabulaire professionnel.

Au-delà, les États doivent faciliter la reconnaissance des diplômes. Et tenir compte des besoins spécifiques d’éducation des mineurs, qui représentent 29 % des demandes d’asile en Europe.

from Tumblr https://reseau-actu.tumblr.com/post/181986172982

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