Bruxelles annonce un coup de frein pour les poids lourds de la zone euro


Bruxelles annonce un coup de frein pour les poids lourds de la zone euro:

L’Allemagne, la France et l’Italie verront leur croissance ralentir sérieusement en 2019. En cause, les tensions Chine-États-Unis, le Brexit ou des facteurs plus politiques.

Le ralentissement économique pour l’ensemble de l’Union européenne en 2019 était attendu mais c’est un véritable coup de frein de la croissance dans la zone euro qui a été annoncé jeudi par la Commission européenne.

Les tensions commerciales internationales, le ralentissement de l’économie chinoise (et donc des exportations européennes),
les incertitudes provenant du Brexit ou de la dette de certains États membres… Tels sont
les éléments qui pèsent sur la croissance économique du Vieux Continent. De 1,9 % en 2018, le produit intérieur brut (PIB) de l’Union ne progressera que de 1,3 % cette année selon Bruxelles. La Commission s’attend cependant à une légère
reprise à partir du deuxième semestre, qui s’accentuerait en 2020 pour atteindre 1,6 %.

C’est surtout pour la zone euro que les prévisions sont rabotées. Bruxelles table désormais sur une croissance de 1,3 % du PIB, soit 0,6 point de moins que prévu à l’automne dernier. Ce ralentissement «pourrait durer plus longtemps que ce que
nous envisagions», a reconnu Pierre Moscovici, le commissaire à l’Économie. Ces prévisions seraient aggravées en cas de Brexit sans accord, a-t-il alerté.

La croissance française s’est enrayée en 2018 – Regarder sur Figaro Live

C’est pour l’Italie, entrée en récession à la fin de 2018, que le panorama s’est le plus assombri. La prévision de croissance a été réduite à 0,2 %, alors qu’elle était encore estimée à 1,2 % à l’automne.
Malgré l’accord entre l’exécutif européen et le gouvernement italien en décembre dernier, la Commission met en cause les «incertitudes» pesant sur la «politique budgétaire du gouvernement et la hausse du coût des financements».

Si la croissance s’avère quasi nulle comme s’y attend Bruxelles, l’objectif de déficit public de 2,04 % pour 2019 semble fortement compromis. L’idée d’ouvrir une procédure de déficit excessif contre Rome, défendue ardemment par les capitales hanséatiques,
reviendrait alors rapidement sur le devant de la scène.

La surprise du jour vient du ralentissement allemand. La croissance, déjà tombée à 1,5 % en 2018, est estimée à un
modeste 1,1 % pour cette année. Une chute due à «la faiblesse des exportations» et à une faible consommation intérieure, assure Pierre Moscovici. Autre facteur important, le «ralentissement de la production de voitures» dû aux nouveaux tests
d’émissions mis en place suite au «dieselgate» devrait «s’estomper durant l’année», explique une source européenne. Pas d’affolement, donc.

Effet «gilets jaunes»

La diminution des exportations ainsi qu’un effet Brexit devraient également fortement ralentir la croissance des Pays-Bas, pays commerçant s’il en est. En France, la prévision de croissance chute de 0,3 point,
mais reste dans la moyenne européenne. Le mouvement des «gilets jaunes» est pointé du doigt. Pierre Moscovici considère pourtant que les mesures adoptées fin 2018 permettront une amélioration du pouvoir d’achat et donc des dépenses de consommation.
Le déclin des prix de l’énergie devrait également compenser le ralentissement.

Face au ralentissement de la croissance à l’ouest, l’économie des pays du centre et de l’est de l’Europe «reste particulièrement forte», avec des prévisions de croissance oscillant entre 4,1 % pour la Slovaquie et 3,4 % en Hongrie. Une croissance
tirée par les fonds européens, dont le mécanisme d’attribution sera au cœur des négociations sur le futur budget européen.

Refusant de céder au pessimisme, Pierre Moscovici s’est efforcé de mettre en lumière les points positifs. «Les fondamentaux économiques de l’Europe restent robustes.» La croissance reste positive dans «tous les États membres». L’emploi «reste au beau
fixe», avec un nombre de personnes en emploi à «son plus haut niveau jamais observé dans la zone euro», ce qui se traduit par des «hausses de salaires». Pour le commissaire français, qui pourrait prochainement regagner Paris pour la cour des Comptes,
la croissance devrait progressivement rebondir au second semestre 2020.

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