Les fautes d’orthographe nuisent gravement à l’embauche


Les fautes d’orthographe nuisent gravement à l’embauche:

En dépit de l’émergence d’une société de plus en plus numérique, la qualité de l’expression écrite revêt toujours autant d’importance dans le monde économique. Selon un sondage OpinionWay, les lacunes en expression écrite pèsent sur l’employabilité des individus et l’image des employeurs.

Contrairement aux apparences, la société du tout-numérique n’a pas affaibli le rôle de l’expression écrite dans nos sociétés. La maîtrise de la conjugaison, de l’orthographe et de la grammaire est même devenue un enjeu crucial pour bon nombre d’entreprises
qui scrutent de près les compétences en la matière de leurs collaborateurs. Et l’enjeu est de taille car il en va de l’employabilité de bon nombre d’individus sur le marché du travail.

C’est le constat qui ressort du sondage OpinionWay réalisé pour Bescherelle, une référence en matière d’apprentissage de la langue française depuis plus de cent ans. Publiée ce mardi, cette «grande consultation sur l’orthographe et l’employabilité» a
été menée en janvier auprès de 205 DRH d’entreprises de 50 salariés et plus et de 501 actifs du tertiaire.

Envoi de centaines de mails par jour, commentaires récurrents sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter ou encore Instagram… l’expression écrite fait partie du quotidien de nombreux salariés.

La prise de conscience est réelle du côté des salariés. Au total, 96 % des actifs du monde des services interrogés estiment qu’il est important de maîtriser une bonne expression écrite. Il n’empêche, ils sont près de 80 % à reconnaître faire
régulièrement des fautes d’orthographe, de conjugaison, de grammaire ou encore de syntaxe.

Envoi de centaines de mails par jour, commentaires récurrents sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter ou encore Instagram… l’expression écrite fait partie du quotidien de nombreux salariés avec l’essor des nouveaux outils technologiques. Ce
n’est donc pas un hasard si, pour 92 % des DRH, des salariés qui ont des lacunes sur ce terrain peuvent affecter l’image de l’entreprise.

Ce sont les jeunes actifs âgés de moins de 30 ans qui sont en première ligne, cette génération qui a grandi avec l’ordinateur, les SMS et les réseaux sociaux.

«Bien souvent, les formules de politesse n’apparaissent pas dans un mail, le “cordialement” se transforme en “cdt”, ce qui m’étonne toujours, témoigne Christian Le Roux, directeur général de M2i Life Sciences, une PME de 150 salariés. Dans tous les
supports numériques, les formules de politesse classiques utilisées dans les lettres papiers, du type “veuillez agréer l’expression de mes considérations distinguées”, ont disparu.»

Résultat des courses: plus de la moitié des DRH (52 %) ont déjà pu écarter une candidature en raison d’un faible niveau en expression écrite et ils sont 15 % à avoir freiné la promotion de certains collaborateurs. Ce sont les jeunes actifs âgés
de moins de 30 ans qui sont en première ligne, cette génération qui a grandi avec l’ordinateur, les SMS et les réseaux sociaux. Ils sont un tiers à constater que leurs difficultés à l’écrit sont critiquées par leurs collègues, leur hiérarchie
ou certains clients. Ou encore que cette situation peut être un frein à l’évolution de leur carrière. «Les jeunes se rendent compte à quel point ils peuvent être bloqués. Aujourd’hui, dans certains secteurs comme la communication digitale, ils passent
des tests d’orthographe lors de l’entretien d’embauche», explique Célia Rosentraub, directrice générale des éditions Hatier.

Formations dédiées

Selon l’enquête, les personnes en difficulté demandent bien souvent de façon spontanée conseil à des proches ou des tiers. Un premier réflexe qui s’observe en particulier chez les jeunes, qui peuvent faire relire des mails et autres documents pour s’assurer
qu’il n’y a pas de faute d’orthographe.

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Toutefois, cette situation alarmante pousse de plus en plus les entreprises à s’attaquer au problème en interne. Aujourd’hui, un DRH sur deux déclare que sa société serait prête à financer une formation aux salariés qui ont des lacunes en orthographe.
Et 80 % des collaborateurs y sont favorables. Un résultat quelque peu surprenant, sachant qu’«il y a souvent un rapport dramatique à l’orthographe. Beaucoup gardent en tête les bancs de l’école», souligne Célia Rosentraub. Tout dépend aussi de
la façon dont la formation est dispensée. Selon l’enquête, «les actifs en difficulté sont avant tout en attente de personnalisation et d’approche ludique».

Certaines entreprises ont déjà innové en la matière. Depuis trois ans, BNP Paribas Factor, filiale spécialisée de l’affacturage du groupe bancaire, offre à ses collaborateurs une formation qu’ils peuvent suivre à leur rythme via une plateforme ou une
application durant un an maximum. Une fois le dixième niveau atteint, les salariés passent une évaluation finale qui, si elle est réussie, donne lieu à une certification qu’ils peuvent ajouter à leur CV.

Un CPF en euros

Plus de 17 % de l’effectif a déjà bénéficié de cette formation, soit 75 personnes. «Leur maîtrise de l’orthographe s’est nettement améliorée. Au-delà, il y a eu une sensibilisation sur le sujet et un retour aux bons réflexes, en prenant notamment
l’habitude de se relire», constate Vanessa Dépret-Biout, directrice de la communication de BNP Paribas Factor.

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La réforme de la formation professionnelle en cours de mise en œuvre pourrait également inciter davantage les salariés à se prendre en main sur ce sujet. Et ce, grâce à la rénovation du compte personnel de formation (CPF) dont dispose chaque actif. Désormais alimenté en euros, il permettra à chaque individu qui le souhaite d’acheter une formation de son choix sans passer par un intermédiaire. «C’est un peu délicat de demander au DRH une formation en orthographe.
Avec la réforme, chacun va pouvoir librement se former», estime la directrice générale des éditions Hatier. II reste à voir si la réforme aura les effets escomptés. Le nouveau CPF sera pleinement opérationnel à l’automne prochain.

from Tumblr https://reseau-actu.tumblr.com/post/182914314858

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2 commentaires sur “Les fautes d’orthographe nuisent gravement à l’embauche

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  1. Malheureusement l’éducation nationale et les parents laxistes ont fabrique des ânes, je pense pour les français de souche ( car pour dautres les difficultés sont plus importantes..) qui dans mon enfance, savaient lire, ecrire et compter, multiplier soustraire ou diviser avant l’entrée au college en 6e, cétait même impératif sinon redoublement d’office.. Quel gâchis, ne meme plus connaitre sa propre langue.. Apres les anciens qui eux n’ont pas forcément pu aller a lecole assez longtemps, eux cest bien différent, il fallait aller travailler tres jeunes et les parents ne pouvaient pas forcément faire autrement pour certains..

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