Tribune d’Emmanuel Macron: l’opposition fustige un «décalage» entre les mots et les actes


Tribune d’Emmanuel Macron: l’opposition fustige un «décalage» entre les mots et les actes:

Les personnalités de la scène politique réagissent au projet européen d’Emmanuel Macron, dévoilé dans une tribune ce matin.

La tribune d’Emmanuel Macron, publiée, ce mardi, dans les 28 pays de l’Union européenne
fait part des principaux axes de son projet européen. Dans cette lettre, trois thèmes principaux sont déclinés: liberté, protection et progrès. Si, depuis ce matin, députés de la majorité et membres du gouvernement se succèdent sur les plateaux
pour défendre la vision d’Emmanuel Macron, les différents acteurs de l’opposition vilipendent la lettre du président.

La contradiction pointée du doigt

Beaucoup, à gauche, pointent du doigt une «contradiction» entre les annonces contenues dans la tribune et les actions du gouvernement. «Le projet européen d’Emmanuel Macron est pavé de bonnes intentions, en contradiction avec son action, écrit Olivier
Faure, sur Twitter. Souvent de grands mots mais des ambitions limitées. En bref, un artiste du trompe-l’œil. Un faussaire du progressisme». Au PS, on dénonce un «décalage à la docteur Jekyll et mister Hyde» entre les «tribunes lyriques» et les
«décisions libérales». Guillaume Balas, député européen membre de Génération.s approuve et taxe la tribune de «marketing électoral».

Yannick Jadot, lui aussi, condamne la tribune d’Emmanuel Macron. «Après ‘’Make our planet great again’’, il nous sort ‘’Make our Europe great again’’ mais ce ne sont que des paroles, des paroles, des paroles, confie-t-il au Figaro. Sur le climat et les pesticides il exile au niveau Européen ce qu’il n’a pas le courage de faire au niveau français. Et il fait le contraire à Bruxelles: pas de remise en cause de l’accord actuel sur Dublin, soutien aux accords commerciaux qui diluent notre souveraineté, défense acharnée de la libéralisation des marchés publics. Ce n’est comme ça qu’il convaincra les autres dirigeants, parfaitement lucides sur cette double imposture. Dans cette période de défiance, c’est extrêmement inquiétant car quand on dit ‘’c’est moi ou le chaos’’ mais que l’on fait l’inverse de ce que l’on a dit, ça termine toujours dans le chaos».

«Emmanuel Macron promet une Europe ambitieuse sur le climat. En France, il ne cesse de reculer sur nos objectifs climatiques et la sortie du nucléaire», renchérit dans un communiqué Manon Aubry, tête de liste LFI. Chez les insoumis, une véritable campagne numérique a été mise en place durant la nuit pour contrecarrer le projet européen de la majorité. Sur Twitter, des visuels circulent, représentant le président chassé par
des urnes remplies de bulletins FI. «Macron entre en campagne pour les européennes, dit-on. En vrai, il l’est déjà avec son grand débat, ironise Adrien Quatenens, député LFI. Suspense sur le nom de la tête de liste LREM. Et pourquoi pas Benalla?!».

La question migratoire

Les Républicains, quant à eux, ont choisi, comme le Rassemblement national, de mettre l’accent sur la question migratoire. «À aucun moment, Emmanuel Macron ne dit qu’il faut mettre un terme à l’immigration massive, qui fait le jeu des passeurs», commente
François-Xavier Bellamy, tête de liste LR pour les européennes, et invité de France inter, ce matin. «Emmanuel Macron parle de protéger notre continent. Et il ne dit rien sur l’immigration massive? Rien sur l’islamisme? Comme toujours, on parle,
on cache les sujets difficiles, et rien ne change…», réagit sur Twitter le président des Républicains, Laurent Wauquiez.

Sur RMC ce matin, Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement national, continue sur cette lancée. «Dans sa tribune, Emmanuel Macron propose en réalité que siot décidée à Bruxelles notre politique migratoire!, commente-t-il. Pour nous, le contrôle
de l’immigration est fondamentalement une politique nationale». Il fait écho aux propos de Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national, qui, invité de BFM TV le 4 mars, est revenu sur la question des frontières. «Il faut rompre avec
l’espace Schengen, a-t-il déclaré. La libre-circulation des personnes, c’est joli sur le papier, mais c’est aussi la libre-circulation des terroristes! La frontière est un instrument qui doit protéger».

from Tumblr https://reseau-actu.tumblr.com/post/183262105342

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