Européennes : comment Macron s’inspire de Sarkozy


Européennes : comment Macron s’inspire de Sarkozy:

Le chef de l’État a scrupuleusement analysé la campagne victorieuse de son prédécesseur en 2009.

C’est son premier test grandeur nature depuis son élection. Le premier scrutin de son quinquennat. À l’approche des élections européennes, Emmanuel Macron semble bien décidé à ne pas rester aux abris. Les stratèges de la majorité planchent déjà sur une probable participation du chef de l’État à un meeting de campagne. Comme Nicolas Sarkozy, le 6 mai 2009, à Nîmes (Gard). Ce jour-là, un mois avant la date du vote, le président de la République avait harangué ses troupes. Acclamé par plusieurs milliers de personnes, il avait notamment appelé à une «autre Europe», qui romprait avec «l’impuissance». Surtout, il avait vanté le bilan de la présidence française au Conseil européen, au second semestre 2008. Résultat, l’UMP arrivait largement en tête, avec près de 28 % des voix. Loin devant les dauphins socialistes (16,48 %) et écologistes (16,28 %), qui avaient bâti leur campagne sur un discours très antisarkozyste.

À La République en marche, ce précédent est dans toutes les têtes. Après avoir consacré plusieurs semaines à «benchmarker toutes les campagnes européennes de tous les partis», selon le jargon macroniste, le QG a choisi de prendre l’exemple de la droite d’il y a dix ans comme modèle. «La campagne de Nicolas Sarkozy en 2009 a été simple et efficace», résume Stéphane Séjourné, un très proche d’Emmanuel Macron qui dirige la campagne de LaREM pour les européennes. Elle était alors pilotée par un certain Franck Riester. L’ex-directeur de la campagne victorieuse est aujourd’hui ministre de la Culture dans le gouvernement d’Édouard Philippe.

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«Il y a deux moments importants dans une campagne: le lancement et la fin», analyse Stéphane Séjourné. En clair, si tout se passe comme prévu, il s’agira de frapper fort dès le début du mois de mars avec une tête de liste qui marquerait les esprits. Puis de conclure en beauté, avec la présence d’Emmanuel Macron à un grand raout final. Histoire de donner la dernière impulsion, celle qui permettrait de dépasser le Rassemblement national de Marine Le Pen.

Une tête de liste qui marque les esprits

À l’exception d’une poignée de «démonstrations de force» – comme Emmanuel Macron les a multipliées durant la campagne présidentielle -, LaREM entend plutôt miser le reste du temps sur des «meetings de proximité». Faciles à organiser, diffusés sur les chaînes d’information en continu… Ils coûtent surtout moins cher. Car c’est l’un des enjeux cachés de cette campagne: ne pas grever les finances, malgré les 22,5 millions d’euros de subventions publiques annuelles que procurent au parti ses quelque 400 parlementaires. Au QG, un plafond à ne pas dépasser a d’ores et déjà été fixé. Il s’élève à 4 millions d’euros. Soit le montant maximum remboursable dès lors qu’une liste atteint 3 % (LaREM est crédité d’une petite vingtaine de points).

«On va vendre le côté patriotique à notre façon»

Enfin, la philosophie générale de la campagne qui se profile n’est pas sans rappeler non plus celle de Nicolas Sarkozy. «On va vendre le côté patriotique à notre façon», confie un membre du premier cercle d’Emmanuel Macron. «À l’époque, Nicolas Sarkozy avait demandé aux Français de donner de la puissance à sa liste pour faire peser la France dans l’Europe. Nous, on va leur dire la même chose: s’ils veulent que leur vote soit utile pour le pays, c’est à nous qu’ils doivent le donner», détaille l’un des artisans de la campagne européenne d’Emmanuel Macron. Cette inspiration, que la macronie assume, ne surprend pas les sarkozystes. Au contraire. «Emmanuel Macron s’apprête à faire campagne sur les mêmes thèmes que nous à l’époque: l’Europe qui protège, la réinvention de Schengen, l’importance du couple franco-allemand, le fait que l’Europe unie serait plus forte face mondialisation…», énumère un proche de l’ancien chef de l’État. «La France n’a joué aucun rôle important dans les institutions européennes depuis très longtemps, et au Parlement depuis la présidence de Simone Veil», conclut Stéphane Séjourné. Son objectif est clair: il veut renouer avec les postes clés. Et ce dès les prochains mois.

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