Détroit d’Ormuz: Washington et Téhéran ferraillent


Détroit d’Ormuz: Washington et Téhéran ferraillent:

Téhéran a nié avoir perdu un drone que les États-Unis avaient, selon leur président, abattu au-dessus du golfe Persique.

Téhéran a démenti vendredi la destruction d’un de ses drones dans le golfe Persique, annoncée la nuit précédente par
Donald Trump lui-même. «Nous n’avons perdu aucun drone dans le détroit d’Ormuz ni ailleurs, a écrit le vice-ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, sur Twitter. Je crains que l’USS Boxer n’ait abattu par erreur l’un de ses propres avions
sans pilote.»

La tension était encore montée jeudi soir lorsque Donald Trump affirmait que le navire américain USS Boxer avait entrepris «une action défensive» contre un drone iranien, qui s’était approché dangereusement après avoir ignoré de multiples appels à
s’éloigner du vaisseau. Le président américain voyait dans cette affaire «la dernière des nombreuses actions provocatrices et hostiles de l’Iran contre des navires opérant dans les eaux internationales». Les États-Unis détruiront tout drone iranien
qui volera «trop près» de leurs navires, a rappelé vendredi le Pentagone. Alors que l’Iran annonce vouloir diffuser des images montrant qu’aucun de ses drones n’a été abattu, un militaire français sollicité par Le Figaro confirmait la version
américaine des faits.

Jeudi, quelques heures avant l’annonce de Donald Trump, les gardiens de la révolution avaient annoncé détenir un «tanker étranger» depuis le 14 juillet, qui se livrait, selon eux, à de «la contrebande de pétrole».

Ces joutes verbales ont accompagné la visite du ministre des Affaires étrangères iranien, Javad Zarif, qui se trouve aux Nations unies à New York.

D’après le quotidien britannique The Guardian, il a proposé à l’Administration américaine que Téhéran ratifie le «protocole additionnel», document datant de 1993 qui prévoit des inspections plus strictes de ses installations nucléaires, à condition
que Washington renonce à ses sanctions économiques contre Téhéran. Une proposition qui ne devrait pas recueillir l’approbation de l’Administration américaine.

Des inspections plus strictes

La tension entre les États-Unis et l’Iran avait atteint un pic le 20 juin lorsque l’Iran a abattu un drone américain qui, selon Téhéran, avait violé son espace aérien. Donald Trump avait affirmé avoir annulé à la dernière minute des frappes de représailles. Depuis, c’est toujours l’escalade.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un drone a abattu une base de miliciens chiites irakiens pro-iraniens dans le centre de l’Irak, tuant un combattant irakien et blessant deux Iraniens. Washington accuse l’Iran d’entretenir un vaste réseau de relais
en Irak, qui avait lancé des roquettes le mois dernier contre des bases militaires irakiennes abritant des soldats américains. Les États-Unis ont assuré qu’ils riposteraient militairement en cas de perte d’«un soldat américain».

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