Téheran arrête 17 «espions» travaillant pour la CIA


Téheran arrête 17 «espions» travaillant pour la CIA:

Les suspects qui auraient été arrêtés entre mars 2018 et mars 2019 étaient employés «dans des secteurs sensibles», d’après l’Iran. Certains ont été condamnés à mort, d’autres à de longues peines de prison.

Nouvel épisode de la tension entre Téhéran et Washington: les autorités iraniennes ont annoncé lundi avoir arrêté 17 espions œuvrant pour le compte de la CIA et condamné à mort certains d’entre eux. Les arrestations ont eu lieu entre mars 2018 et
mars 2019. «Ceux qui ont délibérément trahi leur pays ont été remis à la justice. Certains ont été condamnés à mort et d’autres à de longues peines de prison», a déclaré à la presse le chef du contre-espionnage au ministère du Renseignement,
dont l’identité n’a pas été révélée.

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L’existence de ce réseau a été démentie par le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo. «Le régime iranien est bien connu pour ses mensonges», a déclaré le patron de la diplomatie américaine. Selon le chef du contre-espionnage iranien, les suspects étaient
employés «dans des secteurs sensibles» ou dans des activités liées à ces secteurs. Ils agissaient indépendamment les uns des autres, a-t-il ajouté, sans préciser combien avaient été condamnés à mort. Certains avaient été recrutés en tombant dans un
«piège» tendu par la CIA alors qu’ils sollicitaient un visa pour se rendre aux États-Unis. D’autres possédaient déjà un visa et auraient été soumis à des pressions au moment de leur renouvellement.

Cette annonce intervient dans un contexte explosif entre l’Iran et les États-Unis, un an après le retrait américain de l’accord international
sur le nucléaire iranien et au moment où les tensions s’aggravent chaque jour dans le Golfe.

Un moyen de pression

Lundi, un documentaire de la télévision iranienne a montré les images d’un prétendu officier de la centrale américaine de renseignements – une femme – en train de recruter un Iranien à Dubaï, la base arrière aux Émirats arabes unis où les États-Unis s’informent
sur leur ennemi. De telles annonces ne sont pas inhabituelles en Iran. Elles sont souvent destinées à montrer aux Iraniens que le long bras de leurs services de renseignements est capable de débusquer les «traîtres» à la cause de la République islamique.
Cela étant, le calendrier de cette annonce ne doit probablement rien au hasard. Il pourrait s’agir de montrer aux États-Unis, qui refusent d’entrer en négociations avec Téhéran,
que l’Iran possède un moyen de pression sur Washington, voire de nouveaux gages, si Donald Trump décidait de frapper la République islamique.

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De telles accusations d’espionnage sont toutefois sujettes à caution dans un système où les radicaux, aux commandes de l’appareil de renseignements, accusent parfois leurs opposants d’être des espions à la solde de leurs ennemis américains ou israéliens.
Contre toute vérité, un documentaire récent dépeint l’ancien correspondant du Washington Post, Jason Rezaian,
détenu pendant un an et demi à Téhéran, comme un «espion» polyglotte. D’un autre côté, l’espionnage occidental est aussi une réalité qui nécessite la présence de sources humaines pour que le Mossad puisse, par exemple, s’approprier les archives nucléaires
de l’Iran, comme il l’a fait en janvier 2018.

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