L’Allemagne confrontée à de sombres prévisions de croissance


L’Allemagne confrontée à de sombres prévisions de croissance:

Les principaux instituts de conjoncture du pays ont revu ce mercredi l’ensemble de leurs prévisions à la baisse. L’industrie automobile, notamment, fait les frais d’une conjoncture internationale particulièrement incertaine.

De notre correspondant à Berlin

L’économie allemande traverse de forts vents contraires, confirment, ce mercredi 2 octobre, les principaux instituts de conjoncture du pays qui révisent l’ensemble de leurs prévisions à la baisse. Ainsi, la croissance nationale devrait être limitée à 0,5% cette année, soit trois points de moins que lors des prévisions du printemps dernier avant de rebondir légèrement en 2020 (1,1%). «L’industrie allemande est en récession et le fait que l’économie générale continue à progresser est principalement dû à la persistance d’un bon moral des ménages», explique Claus Michelsen, chef du département de politique économique à l’Institut allemand de recherche économique. La consommation des particuliers reste notamment tirée par l’existence d’accords salariaux favorables et des baisses d’impôts.

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Pour le reste, les maux sont déjà connus. Le secteur secondaire prend de plein fouet les incertitudes politiques liées notamment au Brexit et surtout les répercussions de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, qui pénalise durement le secteur phare qu’est l’automobile, dont la production a chuté de 20 % depuis mi-2018. «Les États-Unis causent indirectement un préjudice considérable à l’industrie automobile», dénonce dans une note publiée mercredi le directeur du Centre de recherche automobile, Ferdinand Dudenhöffer. L’expert pointe également «les sanctions irrationnelles américaines» contre l’Iran et privilégie un rapprochement avec la Chine – principal débouché des voitures allemandes – plutôt qu’avec les États-Unis. Un «Brexit dur», mettent en garde par ailleurs les instituts allemands, amputerait la croissance de 0,4 % en 2020.

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Le ralentissement se traduira par une baisse significative des excédents budgétaires, qui devraient passer de 62,4 milliards d’euros en 2019 cette année à 23 milliards en 2020, et seulement 4 milliards en 2021. Seul l’emploi devrait résister, tiré par les besoins de recrutement des entreprises. Le taux de chômage devrait même baisser de deux points cette année, à 5%, avant de remonter légèrement l’an prochain (5,1%).

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