Destitution: Donald Trump a-t-il le droit de s’opposer au Congrès?


Destitution: Donald Trump a-t-il le droit de s’opposer au Congrès?:

Le président américain a refusé de coopérer avec le Congrès dans le cadre de la procédure d’impeachment.

Les démocrates lancés dans la course à la destitution du président américain font plus que jamais face à un mur. Depuis le 24 septembre, Nancy Pelosi, cheffe des démocrates au Congrès américain, a lancé une enquête en vue d’un impeachment contre
Donald Trump, soupçonné d’avoir demandé au président ukrainien, Volodymyr Zelensky, d’enquêter sur son rival, Joe Biden. Dans cette optique, le président américain a reçu, vendredi, une injonction officielle lui ordonnant de fournir, avant le 18 octobre,
des documents concernant son appel téléphonique de juillet avec Volodymyr Zelensky. Hors de question pour Donald Trump.

Dans une lettre de huit pages adressée à Nancy Pelosi, Pat Cipollone, avocat de la présidence, a expliqué les raisons de ce refus. «Étant donné que votre demande n’a pas de fondement constitutionnel légitime ou le moindre semblant d’impartialité (…),
le pouvoir exécutif ne peut être tenu d’y participer».

Ce n’est pas la première fois qu’un président visé par une tentative d’impeachment ne coopère pas. «Nixon a essayé de limoger des personnes pour ne pas envoyer de documents, Clinton a menti sous serment… Mais les affaires sont incomparables. Et dans le contexte de la campagne présidentielle, une telle procédure ne devrait pas avoir lieu car il y a trop d’inconnues»,
explique Jean-Eric Branaa, chercheur à l’institut IRIS.

En l’occurrence, la réponse apportée par le président est acceptable. «Donald Trump n’a pas tort. Pour l’instant, il n’y a eu aucun vote de la part de la Chambre des représentants.» Un vote obligatoire pour ouvrir officiellement la procédure
de mise en accusation. Le président américain en profite donc pour «se cacher derrière des artifices politiques tels que le secret-défense, le privilège de l’exécutif et la séparation des pouvoirs, précise Jean-Eric Branaa. Si cette procédure a l’air juridique, elle est avant tout politique. C’est à qui criera le plus fort.»

«Les électeurs marchent dans les pas de Trump»

Après réception de la lettre de l’avocat de Donald Trump, Nancy Pelosi a tweeté: «La décision de Trump et de son administration d’ignorer le serment professionnel a déclenché une crise constitutionnelle.»

Pour Jean-Eric Branaa, il s’agit d’un «fantasme». «Il n’y a aucune crise constitutionnelle puisque la présidente des démocrates a pu lancer la première étape de la procédure» et que le président a répondu dans son droit. «Il y a bien, en revanche, une crise politique.»

Donald Trump semble avoir l’avantage dans cette guerre politique. «Il veut forcer les démocrates à voter, car si une enquête est ouverte, c’est lui qui gagnera», commente Jean-Eric Branaa. Selon lui, aucun risque que les électeurs
voient en ce refus de coopérer une façon de cacher des choses et se méfient de lui: «Sa cote de popularité est toujours à 43% et en quinze jours de chaos elle n’a pas diminué. Au contraire, les électeurs marchent dans les pas de Trump qui résiste à cette tentative de destitution.»

Pour ses partisans, il apparaît comme un héros. «Il est d’ailleurs représenté en Superman sur ses affiches de campagne», note Jean-Eric Branaa.

Originalement publié sur Tumblr: https://ift.tt/3278avm

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