«Gilets jaunes» : violences à Paris, Nantes et Lyon, au moins 147 interpellations


«Gilets jaunes» : violences à Paris, Nantes et Lyon, au moins 147 interpellations:

Le 1er anniversaire du mouvement des «gilets jaunes» a réuni 28.000 personnes à travers le pays.

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Des flambées de violence à Paris et un retour sur les ronds-points de France : le premier anniversaire des «gilets jaunes», qui ambitionnaient de donner un second souffle à leur mouvement de contestation sociale, a été marqué samedi par le retour
du chaos dans certains quartiers de la capitale.

En régions, les premières manifestations dans la matinée sont restées bon enfant. Mais dans l’après-midi les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes à Lyon où un millier de manifestants avaient gagné le centre-ville qui leur avait été interdit,
et à Nantes où des heurts ont éclaté entre forces de l’ordre et manifestants.

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Violents heurts et vandalisme place d’Italie et aux alentours des Halles

Au cours de la matinée et une bonne partie de l’après-midi place d’Italie, des centaines de manifestants ont été réunis, de même que plusieurs dizaines de casseurs.

Vers 10 heures, un feu de palettes a d’abord été constaté avant que des sapeurs-pompiers l’éteignaient. A proximité, boulevard Auriol, peu avant midi, un second feu a été allumé, là encore rapidement éteint. En début d’après midi, peu avant 14 heures,
plusieurs feux ont de nouveau été allumés, y compris un feu de scooter, puis deux feux de voiture, dont une camionnette Renault de la mairie de Paris.

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Des casseurs, en nombre, ont érigé des barricades que les forces de l’ordre tentaient de détruire. La police a fait régulièrement usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Une banque HSBC a été prise pour cible, sa vitrine brisée.
Plusieurs abris-bus en verre ont également été détruits.

Voitures renversées, engin de chantier et poubelles incendiées, abribus saccagés: en une demi-heure, les assauts sporadiques de petits groupes se sont transformés en flambée de violence, qui ont vu des manifestants blessés et des pompiers empêchés d’intervenir.

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Le centre commercial Italie 2, sur la place, avait fermé ses portes dès les premiers incidents. Vers 13 heures, ses portes d’entrée et les vitrines d’une résidence hôtelière voisine ont été attaquées à coup de pavés par plusieurs dizaines de personnes
cagoulées et vêtues de noir.

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«Au vu des violences et des exactions», la préfecture de police a demandé l’annulation de la manifestation qui devait s’élancer de cette place à partir de 14 heures.

Après la place d’Italie, les manifestants se sont dispersés dans plusieurs endroits de Paris dont Les Halles dans une ambiance très tendue. Du mobiliser urbain a été détruit et des affrontements avec les forces de l’ordre ont eu lieu à
l’intérieur de la galerie commerciale.

Le périphérique brièvement bloqué

Dans la matinée, l’un des cortèges autorisés, parti de la porte de Champerret, comptait plusieurs centaines de «gilets jaunes» qui défilaient globalement dans le calme. «Ça va péter, ça va péter», «On est là même si Macron il veut pas»,
«Joyeux anniversaire», chantaient toutefois des manifestants. Au départ de celui-ci néanmoins, le périphérique parisien a été brièvement envahi peu après 10h à hauteur de la porte de Champerret par une centaine de manifestants.

Les policiers de la BRAV-M sont rapidement
intervenus. Puis ils ont fait usage de gaz lacrymogènes pour tenter de disperser la foule.

D’autres manifestants s’étaient retrouvés aux abords des Champs-Elysée et de l’Arc de Triomphe, secteurs pourtant interdits à toute manifestation. Des dizaines de verbalisations ont été dressés pour introduction dans le périmètre
interdit.

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Plusieurs autres petits cortèges dans Paris

Des groupes de manifestants ont également été observés dans le secteur de la place de Clichy ou de Pigalle, dans le nord de la capitale. Un cortège déclaré, soutenu par l’intermittente Sophie Tissier et le collectif des «Policiers
en colère», devait partir de Montmartre à 10 heures pour rallier la place de la Bastille.

Des dizaines de stations de métro ont en outre été fermées au trafic, la plupart dans le centre de la capitale. Vous pouvez en retrouver la liste ici.

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La préfecture de police de Paris faisait état, à 20 heures, de 147 interpellations. Sur Twitter, elle a évoqué «la saisie d’armes par destination» porte de Champerret grâce à des contrôles préventifs. Sur les photographies
publiées, on peut essentiellement observer des masques à gaz.

Une mobilisation importante pour l’anniversaire du début du mouvement des «gilets jaunes»

Pour cet «acte 53», la «révolte des ronds-points», née il y a un an pour protester contre une taxe sur le carburant avant de devenir un ample mouvement de contestation qui a bouleversé le mandat d’Emmanuel Macron, espérait
regagner des couleurs. Alors que le gouvernement a concédé primes d’activité, heures supplémentaires défiscalisées et organisé un vaste débat national,
le mouvement s’était en effet peu à peu étiolé dans la rue.

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Les dernières manifestations n’ont jamais rassemblé plus de quelques milliers de personnes, très loin des 282.000 manifestants recensés le 17 novembre 2018 lors du samedi inaugural. «Plusieurs milliers de personnes»
étaient attendues ce samedi à Paris, selon une source sécuritaire.

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Les autorités attendaient «200 à 300 ultra-jaunes et 100 à 200 militants d’ultragauche» à Paris, selon la source sécuritaire, qui pronostiquait un «samedi compliqué».

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À Lyon et Nantes, une ambiance tendue

Un millier de manifestants s’est rassemblé samedi après-midi en plein cœur de Lyon dans une ambiance qui s’est rapidement tendue avec des tirs de lacrymogène.

Malgré l’interdiction de manifester dans le centre-ville, plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées depuis 13 heures place Bellecour, la plupart ne revêtant pas l’emblématique «gilet jaune». Dans une ambiance
assez confuse, certains manifestants s’engageaient aux abords de la place. Et la situation s’est tendue près du pont menant au quartier de la Guillotière, entraînant des tirs de lacrymogène dans cette zone très fréquentée
le samedi.

À Nantes, des heurts ont éclaté dans le centre-ville entre les forces de l’ordre et près d’un millier de manifestants, selon la préfecture. Le centre a rapidement été envahi par les gaz lacrymogènes. Une
barricade de panneaux de chantier a été érigée près du château. «Moins de chaînes, plus de chênes» pouvait-on lire, tagué, sur les murs de la préfecture.

À Montpellier, la permanence du député La République en Marche Patrick Vignal a été visée par les manifestants, dans le cadre d’une marche qui s’est tendue peu à peu, avec six interpellations et deux policiers
blessés, selon la préfecture.

À Bordeaux, Quelques heurts sporadiques, avec échanges de gaz lacrymogènes et jets de projectiles, ont marqué la journées. étaient Environ 1800 ont défilé, un regain de mobilisation par rapport aux derniers
mois mais bien loin du pic de cet hiver.

Des heurts ont éclaté à mi-parcours quand des groupes d’individus, dont certains masqués et encapuchonnés, ont tenté de forcer ces barrages pour rejoindre la place Pey-Berland. Des charges de forces de l’ordre et des échanges
de gaz lacrymogènes et de projectiles divers ont ensuite eu lieu de manière intermittente rue Sainte-Catherine. Des groupes de personnes voulant en découdre ont continué jusqu’à la tombée de la nuit à jouer au chat
et à la souris avec les policiers et gendarmes, entre la Garonne et le quartier populaire de la Victoire. Au moins deux personnes ont été interpellées dans l’après-midi.

Dans le reste de la France, les premières manifestations ont démarré dans la matinée et restaient bon enfant. Dans le sud-est, les «gilets jaunes» ont réinvesti certains ronds-points, distribuant tracts
aux automobilistes, sans dégradation ni importante perturbation. Ils étaient une centaine à Albi (Tarn), quelques poignées à Auch, dans le Gers.

À Saint-Etienne, ils étaient environ 500 à manifester dans le calme, sans pouvoir accéder au centre-ville, verrouillé par les forces de l’ordre

Des ronds-points ont aussi été réinvestis en Normandie, à Caen et Rouen, et en Bretagne, notamment à Vannes. Ils étaient 700 à Lille pour demander plus
de «justice sociale, justice fiscale, justice climatique».

À Grenoble, une manifestation unitaire devait réunir syndicats, «gilets jaunes» et associations: les organisateurs y voient une «préparation au 5 décembre», date d’une grève interprofessionnelle redoutée
par l’exécutif.

Originalement publié sur Tumblr: https://ift.tt/37esvSz

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