Privatisation de la FDJ: un succès susceptible d’accélérer le retour en Bourse des épargnants


Privatisation de la FDJ: un succès susceptible d’accélérer le retour en Bourse des épargnants:

Échaudés par les crises à répétition et les soubresauts des marchés actions, les Français se sont longtemps détournés de la Bourse.

Plus d’un demi-million de Français étaient prêts à investir 1,6 milliard d’euros dans la FDJ. La demande a été telle que 900 millions d’euros ne seront pas servis. Cette manne sera-t-elle investie dans d’autres actions à la Bourse de Paris. Le
gouvernement peut l’espérer après le «vaste succès populaire» de la privatisation. Il a relancé l’intérêt des Français pour «l’investissement productif» et pour la Bourse, l’un des chevaux de bataille d’Emmanuel Macron.

Échaudés par les crises à répétition et les soubresauts des marchés actions, les Français se sont longtemps détournés de la Bourse. De 2000 à 2016, le nombre d’actionnaires individuels détenant des actions en direct a été divisé par plus de deux,
passant de près de 7 millions à environ 3 millions, selon la Banque de France.

Depuis deux ans, encouragés notamment par une fiscalité un peu moins pénalisante, les Français reviennent à petits pas vers la Bourse. Selon l’institut Kantar TNS, le nombre d’actionnaires individuels approcherait 4 millions, soit 8,8 % de la
population, contre 7,6 % en 2016, au creux de la vague.

Les professionnels de la Bourse, qui se désolaient de voir les Français déserter les marchés d’actions, espèrent que l’engouement pour la privatisation de La Française des jeux, va participer à un mouvement plus large de retour des épargnants
vers la Bourse.

Fiscalité moins dissuasive

Chez les brokers, spécialistes du négoce d’actions, on n’avait pas connu une telle effervescence depuis bien longtemps. «Pratiquement tous nos investisseurs actifs se sont positionnés et nous avons également constaté un afflux d’offres de la part de nouveaux clients avec un grand nombre de novices de la Bourse»,
selon l’un d’eux.

Pour Florian Allain, chez Mandarine Gestion, l’extrême faiblesse des rendements de l’épargne sécurisée (livret A, assurance-vie en euro) plaide pour la Bourse et le message commence à passer auprès des particuliers. «Une action comme celle de La Française des jeux, qui promet de verser 80 % de ses résultats sous forme de dividende, ce qui augure d’un rendement supérieur à 4 %, a tout pour séduire.»
En face, le livret A offre un taux d’intérêt annuel de 0,75 % et l’assurance-vie en euro peine à délivrer 2 % de rendement.

Cette privatisation « le résultat d’une fiscalité moins dissuasive pour les actions depuis dix-huit mois »

Stéphane Boujnah, le patron d’Euronext, salue le succès de cette privatisation, «le résultat d’une fiscalité moins dissuasive pour les actions depuis dix-huit mois. Les Français comprennent tout l’intérêt qu’il y a à investir en Bourse pour obtenir du rendement et ils ont plébiscité cette opération qui concernait une valeur facile à comprendre et connue de tous
Pour lui, la FDJ est «un des catalyseurs susceptibles de réconcilier les épargnants avec la Bourse». L’opération doit participer à financer un fonds de 10 milliards d’euros consacré à l’innovation. Certains imaginent que les entreprises
bénéficiant de ce coup de pouce viendront grossir les rangs des sociétés technologiques cotées à la Bourse de Paris.

Originalement publié sur Tumblr: https://ift.tt/37tbC6L

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