Les interdictions d’utiliser la reconnaissance faciale se multiplient dans les villes américaines


Les interdictions d’utiliser la reconnaissance faciale se multiplient dans les villes américaines:

Après San Francisco, le conseil municipal de Somerville, dans le Massachusetts, a décidé d’interdire aux services municipaux et à la police locale d’utiliser cette technologie.

Somerville est devenue jeudi la deuxième ville américaine à interdire l’utilisation de la reconnaissance faciale par la police locale et les services municipaux. Cette technologie permet d’identifier quelqu’un avec une photo ou une vidéo. Le texte baptisé
«Face Surveillance Full Ban Ordinance» («l’ordonnance d’interdiction complète de la surveillance des visages») a été approuvé à l’unanimité par le conseil municipal de la ville. Il définit la surveillance faciale comme «un processus automatisé ou
semi-automatisé qui aide à identifier un individu, à recueillir des informations sur un individu, en fonction des caractéristiques physiques de son visage». Il interdit à tout «département, agence, bureau ou division subordonnée de la ville» d’utiliser
un logiciel de reconnaissance faciale dans les espaces publics. La ville américaine compte actuellement trente emplacements équipés de caméras de surveillance.

Résultats trop imparfaits

Le conseil municipal de Somerville a voté en faveur de l’ordonnance car il s’inquiète d’une possible discrimination ou d’un mauvais usage de la reconnaissance faciale. Cette technologie fait en effet débat aux États-Unis car elle est utilisée par la police
alors que ces résultats sont encore imparfaits. Plusieurs études ont montré que la technologie pouvait identifier des femmes comme étant des hommes, cas qui étaient encore plus fréquents lorsqu’il s’agissait de femmes de couleur. La technologie reproduit
aussi de nombreux biais. L’utilisation de la reconnaissance faciale par la police inquiète ainsi des associations de défense des libertés civiles.
Parmi elles, l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) qui a d’ailleurs contribué à l’élaboration de l’ordonnance de Somerville. «Nous ne pouvons pas nous permettre de rester les bras croisés pendant que la technologie dépasse nos protections
en matière de libertés civiles et porte atteinte à la vie privée, à la justice raciale et à la liberté de parole», a déclaré Kade Crockford, responsable du programme Technologie pour la Liberté de l’ACLU du Massachusetts.

Somerville n’interdit pas seulement l’usage de la reconnaissance faciale, mais aussi le fait de se servir des données ou des preuves produites par des systèmes logiciels de la technologie lors d’enquêtes pénales ou de procédures judiciaires.

Deux autres villes américaines pourraient prochainement prohiber l’utilisation de la reconnaissance faciale. Mardi, le comité consultatif de la vie privée d’Oakland (Californie) a approuvé une ordonnance sur le sujet qui sera soumise au vote du conseil
municipal le 16 juillet. Concernant la ville de Berkeley (Californie) , le vote est prévu pour le 9 juillet. Elles seraient ainsi les deux prochaines villes à interdire l’usage de la reconnaissance faciale après San Francisco qui a fait figure de pionnière le mois dernier aux États-Unis.

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